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Pays de la Loire : Des usines qui ferment, tout un pays à la peine
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Ouest France, 23 octobre 2014 :
Kiki, le célèbre petit singe en peluche, c’est ici qu’on le fabriquait. À Luché-Pringé, 1 660 habitants, coquette bourgade du sud-Sarthe labellisée « Petite cité de caractère ». L’usine s’est depuis spécialisée… dans la découpe de volailles. Sa fermeture en 2015 a été annoncée le 7 octobre : 165 emplois à la trappe.

Les habitants et leur maire Marc Lesschaive sont encore sous le choc. « On s’attendait à quelques licenciements… Gastronome représente 100 000 € en cotisation foncière, sur un budget d’1,6 million. » Sans parler de la baisse des dotations de l’État, du surcoût lié aux rythmes scolaires… « On nous supprime notre capacité d’investissement. Luché Pringé va sommeiller, C’est grave. », dit le maire qui pointe un défaut d’anticipation. « On savait qu’il y avait un sureffectif. Les observatoires ne fonctionnent pas. Ce risque-là, on n’en parle pas. »
Ce dont on parle au même instant, ce mardi matin chez Gastronome, c’est des reclassements, d’aide à la mobilité : le comité d’entreprise examine le plan de restructuration. Une reprise de l’usine ? Les salariés, tous en grève avec un brassard noir en signe de deuil, n’y croient pas. « Les carottes sont cuites, estiment deux ouvrières, 27 et 30 ans d’ancienneté. On est à la mise sous barquettes. On est travailleurs handicapés, à cause des gestes répétés. Voilà comment on nous remercie. »
Remake et série noire
Un homme désigne son épouse près de lui. « On s’est rencontrés ici. On a fait construire. » Une dizaine de couples travaillent ensemble. Chacun s’interroge. Quitter l’entreprise ? Accepter la mobilité ? Vendre la maison ? Une jeune femme : « Et mon conjoint, qui a un boulot ici. On fait quoi ? » L’existence de 165 salariés va basculer.
À l’intérieur, l’état-major de l’entreprise plaide ses contraintes : crise de la dinde, pertes accumulées, une usine excentrée. La fermeture est confirmée. 350 postes seront proposés dans le groupe, certains à une heure de route. Mais ça ne passe pas. Cris de colère, pleurs et huées ponctuent le compte-rendu de Sébastien Besnardeau, délégué CGT. La tension est vive et la direction chahutée. « Un torchon », tempête le syndicaliste évoquant le plan social jugé insuffisant. « Un remake, entend-on. Le même scénario que Candia. »
La fermeture de la laiterie, en juin à l’ombre du château du Lude, 10 km plus loin, est encore dans les mémoires et laisse l’impression d’« un double coup de massue ». À Château-du-Loir, les grilles d’Harman, où l’on peut lire « non aux licenciements boursiers », se refermeront le 31 décembre. Prochain épisode de la série noire.




