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Apologie du terrorisme: Un lycéen nantais poursuivi pour un dessin
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Jusqu'où ira-t-on ? Quelle honte !! Une réaction s'impose contre ces "Charlie" qui répriment et ne conçoivent la liberté d'expression que comme la récitation de l'idéologie dominante
Un adolescent nantais de 16 ans a été placé en garde à vue pour avoir diffusé sur Facebook un dessin faisant l'apologie du terrorisme.
Communiquer sur Facebook est une manière de s'exprimer publiquement. C'est ce qu'a considéré le parquet de Nantes en décidant de poursuivre un adolescent de 16 ans pour apologie du terrorisme.
Ce lycéen nantais est soupçonné d'avoir diffusé, quelques jours après l'attentat contre Charlie Hebdo, un dessin via son compte Facebook. Selon un magistrat du parquet des mineurs, ce dessin représente « un personnage avec un journal Charlie Hebdo, touché par des balles, le tout accompagné d'un commentaire « ironique ».
Cet adolescent imaginait-il les conséquences de son dessin posté sur son compte ? Partagé avec ses amis sur le réseau social, le croquis a été signalé à la police. Jeudi matin, ce lycéen, qui vit chez ses parents et n'avait jamais fait parler de lui auparavant, a été interpellé et placé en garde à vue.
« Ce jeune homme n'a pas un profil évoquant une évolution vers le djihadisme, indique Yvon Ollivier, vice-procureur en charge du parquet des mineurs. Il n'a pas pris véritablement conscience de son geste, qu'il tente de justifier par l'humour. »
« Réfléchir à deux fois » avant de s'exprimer
Vednredi, le lycéen a été déféré au palais de justice. Le parquet a requis son placement en liberté surveillée et sa mise en examen. Une réponse pénale forte, dans la lignée des décisions des magistrats depuis une semaine. Une illustration de « l'extrême réactivité » dont doivent faire preuve les procureurs, selon les consignes données par la ministre de la Justice, Christiane Taubira.
C'est le second fait qualifié d'apologie du terrorisme soumis à l'appréciation des juges nantais cette semaine. Mercredi, une adolescente de 14 ans avait été mise en examen. Non pas pour un dessin mais parce qu'elle avait, lundi, crié dans le tramway, à l'adresse des contrôleurs : « On est les soeurs Kouachi, on va chercher les kalachnikovs. » Mesurait-elle, elle aussi, la portée de ses paroles ? S'agissait-il d'une provocation ? La jeune fille devra réaliser une mesure de réparation pénale.
« Il faut rappeler qu'on doit réfléchir à deux fois avant de tenir certains propos », a réaffirmé, vendredi, le parquet, « et responsabiliser ces jeunes quant aux conséquences de leurs attitudes. »
Isabelle LABARRE.




