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    Vers un accord Grèce / Troïka

    Grèce international

    Brève publiée le 11 août 2015

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    (Les Echos) Les discussions entre la Grèce et ses créanciers se sont poursuivies toute la nuit. Un accord a été trouvé sur les objectifs budgétaires du programme de renflouement, en visant un excédent primaire (hors service de la dette) à partir de 2016.

    La Grèce et ses créanciers internationaux ont poursuivi toute la nuit de lundi à mardi leurs négociations sur un troisième plan d’aide dont Athènes a besoin pour maintenir ses finances publiques à flot et honorer une importante échéance auprès de la Banque centrale européenne (BCE) le 20 août.

    Le gouvernement d’Alexis Tsipras espère boucler rapidement les discussions afin de disposer du temps nécessaire pour faire voter cet accord par le parlement grec d’ici le 20 août, quand il lui faudra rembourser 3,2 milliards d’euros à la BCE.

    « Nous entrons dans la dernière ligne droite, nous examinons le protocole d’accord du début à la fin », a déclaré un responsable grec lors d’une brève pause dans les discussions entre ministres grecs et représentants des institutions européennes et du Fonds monétaire international.

    Cette dernière séance de négociations a débuté lundi après-midi. Au terme des précédentes séances dimanche et lundi, le ministre grec des Finances Euclide Tsakalatos a déclaré que les discussions se passaient plutôt bien et il s’est dit confiant qu’un accord soit « bientôt » trouvé.

    « Je ne sais pas si ce sera (mardi) matin, mais bientôt, ça veut dire bientôt », a-t-il dit.

    Feuille de route budgétaire

    Pendant les négociations de la nuit, les deux parties se sont entendues sur les objectifs budgétaires du programme de renflouement, en visant un excédent primaire (hors service de la dette) à partir de 2016.

    Selon une source gouvernementale interrogée par l’agence de presse grecque ANA, les négociateurs ont convenu qu’en 2015, la Grèce connaîtrait un déficit primaire (solde du budget hors remboursement de la dette) de 0,25% du PIB, avant des excédents primaires de 0,5% du PIB en 2016, 1,75% en 2017 et 3,5% en 2018, selon cette source.

    Ces objectifs diffèrent des objectifs sur lesquels la Grèce et ses créanciers travaillaient jusqu’en juin. A l’époque, ils n’envisageaient que des excédents primaires, 1% cette année, 2% en 2016, 3% en 2017 et 3,5% en 2018.

    Mais les négociateurs ont dû tenir compte de l’important ralentissement économique qui pèse sur le pays depuis l’arrivée au pouvoir en janvier du parti Syriza d’Alexis Tsipras, englué depuis lors dans ces négociations interminables.

    Créances douteuses des banques

    Un autre responsable du gouvernement d’Athènes a déclaré que la gestion des créances douteuses du secteur bancaire constituait un point d’achoppement des discussions. Les deux parties ne sont également toujours pas d’accord sur les modalités de mise en place d’un fonds souverain destiné à lever 50 milliards d’euros grâce aux privatisations.

    Athènes et ses créanciers ont en revanche approuvé une dérégulation du marché du gaz, ont dit des sources proches des discussions.

    Injection de capital pour les banques

    Les banques grecques pourraient bénéficier rapidement d’une injection en capital dès conclusion d’un accord, d’un montant qui pourrait atteindre 10 milliards d’euros, même si la BCE n’a pas terminé ses tests de résistance des établissements.

    Ces tests pourraient en effet ne pas être achevés avant octobre, alors qu’il est admis que les banques grecques ont un urgent de besoin de capital pour normaliser leurs opérations.

    Les responsables grecs espèrent que l’accord sur un nouveau plan d’aide pourra être adopté mercredi ou jeudi par le parlement d’Athènes puis validé vendredi par les ministres des Finances de la zone euro.

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           ATHÈNES, 11 août 2015 (AFP) - La Grèce et ses créanciers ont trouvé un accord tôt mardi, en vue d'un troisième plan d'aide au pays d'au moins 82 milliards d'euros, ont annoncé des officiels grecs à l'issue d'une négociation-marathon, même si quelques détails restaient à régler en cours de journée.

          Du côté des créanciers, on préférait attendre un peu avant de faire des commentaires.

          Athènes d'un côté, et de l'autre les quatre institutions créancières du pays, Union européenne (UE), Banque centrale européenne (BCE), Fonds monétaire international (FMI) et Mécanisme européen de stabilité (MES), enfermés dans un hôtel du centre de la capitale grecque, discutaient depuis plus de deux semaines pour conclure ce plan d'aide, le troisième depuis 2010.

          Tôt mardi matin, après un marathon final de 22 heures d'affilée, une source gouvernementale grecque a indiqué à l'AFP que les négociateurs avaient "trouvé un accord". Le ministre des Finances Euclide Tsakalotos a également assuré en sortant de l'hôtel hébergeant les discussions "qu'on est très proche" d'un tel accord, et que "restent seulement à régler un ou deux très petits détails sur les actions préliminaires à mener".

          Ces détails "n'affectent pas l'esprit général de l'accord", a ajouté une autre source gouvernementale auprès de l'AFP.

          Selon le quotidien Kathimerini, la Grèce a dû s'engager pour arracher l'accord à mener immédiatement 35 réformes allant d'un changement sur les taxes à la tonne pour les compagnies maritimes, à la réduction du prix des médicaments génériques, en passant par le renforcement de la lutte contre la délinquance financière ou la dérégulation du secteur de l'énergie.

          A la Commission européenne à Bruxelles, on indiquait attendre le briefing de la mi-journée pour s'exprimer.

          A Berlin, le porte-parole du ministre des Finances Wolfgang Schäuble a indiqué qu'il fallait "attendre que le programme dans son ensemble nous soit communiqué officiellement (pour) l'examiner et le commenter". Il a notamment insisté sur les informations faisant état de "détails" encore à régler.

          L'Allemagne s'est montrée partisane ces derniers jours de prendre le temps pour conclure un accord "solide", quitte à offrir à Athènes un prêt-relais dans les prochains jours pour lui permettre d'honorer un paiement de 3,4 milliards d'euros dû à la BCE le 20 août.

          "L'exhaustivité passe avant la rapidité", avait commenté lundi le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel, Steffen Seibert. 

          Le gouvernement grec semble espérer pour sa part aller vite et sortir rapidement de ces négociations qui durent depuis l'arrivée du Premier ministre Alexis Tsipras en janvier.

          Le Premier ministre, selon l'agence grecque ANA, s'est ainsi lancé lundi soir dans une rafale de coups de téléphone, à Mme Merkel, au président français François Hollande, au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et au président du Parlement européen Martin Schultz, qui aurait permis de confirmer "la volonté générale d'un accord", affirme ANA.

          - Le courant passe mieux -

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          Selon le site d'information in.gr, le gouvernement a l'intention, une fois qu'il serait parachevé, de soumettre l'accord au Parlement dès mardi après-midi, avec l'objectif d'un vote jeudi.

          Dans ce cas, l'Eurogroupe (réunion des ministres des Finances de la zone euro) serait en parfaite position pour acter tout cela vendredi, un calendrier idéal pour que la Grèce puisse recevoir à temps de quoi payer la BCE le 20 août, sans prêt-relais.

          Déjà dans la nuit, un premier pas important avait été annoncé, avec un accord sur les objectifs budgétaires de la Grèce pour 2015-2018, socle indispensable de l'accord final.

          Il est désormais prévu, selon l'agence grecque ANA, que la Grèce connaisse un déficit primaire (solde du budget hors remboursement de la dette) de 0,25% du PIB en 2015, avant des excédents primaires de 0,5% du PIB en 2016, 1,75% en 2017 et 3,5% en 2018.

          Ces objectifs diffèrent des objectifs sur lesquels la Grèce et ses créanciers travaillaient jusqu'en juin. A l'époque, ils n'envisageaient que des excédents primaires, de 1% cette année à 3,5% en 2018.

          Mais les négociateurs ont dû tenir compte de l'important ralentissement économique qui pèse sur le pays, un peu plus paralysé encore depuis fin juin par un strict contrôle des capitaux, mis en place pour éviter une panique bancaire.

          Depuis le début, les discussions entre Athènes et ses créanciers sur ce troisième plan, conclu pourtant à l'arraché et dans une ambiance sinistre au matin du 13 juillet, à l'issue d'un sommet européen, se sont plutôt bien passées. 

          Manifestement, le courant passe beaucoup mieux depuis un mois que M. Tsakalotos est ministre des Finances, en remplacement du brillant mais agaçant Yanis Varoufakis.

          Lundi encore, Annika Breidthardt, porte-parole de la Commission européenne, estimait que "les institutions (créancières) travaillent main dans la main avec les autorités grecques".