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A Calais, les migrants sont «acculés et désespérés»
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Laurent Pourceau, syndicaliste policier, affirme que ses collègues font désormais face à une situation de «guérilla».
A Calais, les migrants sont «acculés et désespérés»
Trois nuits consécutives d’affrontements entre les forces de l’ordre et les migrants, 27 policiers légèrement blessés, des centaines de grenades lacrymogènes tirées. La situation à Calais s’est nettement tendue ces derniers jours. Pour Laurent Pourceau, secrétaire régional Nord du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI), cette«radicalisation» s’explique par le «désespoir» des migrants qui rêvent de rejoindre l’Angleterre et par l’activisme des militants du réseau «No Border», qui réclame l’abolition des frontières.
Comment expliquez-vous les affrontements des derniers jours entre migrants et forces de l’ordre ?
C’est le signe qu’on fait trop bien notre travail. La protection du tunnel est très efficace. Les migrants, acculés et désespérés, se rabattent donc sur le port. Ils veulent provoquer des affrontements avec les forces de l’ordre pour forcer le gouvernement à réagir. C’est la politique du pire.
En quoi la situation a-t-elle changé ?
Leur stratégie, au cours des derniers mois, a évolué. Au début, il y avait plein de petits groupes qui tentaient de pénétrer dans le port ou sur le site d’Eurotunnel. Puis, on a assisté à des tentatives d’intrusions massives. Désormais, les migrants créent des points de fixation avec des barricades, des incendies, pour forcer les policiers et gendarmes à se déplacer, et ainsi desserrer l’étau sur le port. Ce sont de véritables techniques de guérilla urbaine, qui se rapprochent de ce qu’on a pu voir dans les cités au moment des émeutes.
Le ministre de l’Intérieur évoque le rôle des militants No Border…
Ce noyau existe depuis longtemps. On a vu les migrants être informés, et même formés, à certaines techniques. Il y a quelques mois encore, ils étaient bonhommes. Ils avaient peur de la police, ils obéissaient. Désormais, ils n’hésitent pas à lancer des attaques massives contre les forces de l’ordre. On voit également se multiplier la dénonciation et les dépôts de plainte à l’encontre de certains fonctionnaires, via leur numéro de matricule. Certains de ces militants sont anarchistes, d’autres ont des prétentions humanistes. Mais ils créent quelque chose d’explosif, qui peut être à terme très dangereux.
Comment vos collègues vivent-ils cette situation ? Les effectifs déployés sont très importants, sans qu’on ait l’impression que cela règle les choses…
C’est épuisant. Ils sont dans un grand désarroi et craignent le pire. Certes, les moyens humains engagés permettent la sécurité des intervenants mais sur le fond, chaque policier a besoin de se sentir utile. Cette crise dure depuis longtemps et on n’en voit pas l’issue. C’est d’autant plus dur qu’il y a un drame humain derrière. La solution est en amont, pas à Calais où tout se cristallise. D’autant que la pression migratoire ne va pas s’arrêter demain.




