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Mesures de sécurité renforcées dans les usines sensibles
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) « On repasse en alerte maximale ! » A Arkema comme à Total, à Air liquide et dans d’autres groupes disposant d’installations industrielles sensibles en France, les attentats qui ont fait au moins 128 morts à Paris et en région parisienne, dans la nuit de vendredi à samedi 14 novembre, ont immédiatement entraîné une vigilance accrue, dans la crainte qu’un de leur site ne soit visé par une prochaine action terroriste.
« Les rondes et les contrôles sont renforcés, l’accès des véhicules est limité, tous sont fouillés à l’entrée et à la sortie, on vérifie que chacun porte son badge de façon très apparente, que ce soit dans les usines, les centres de recherche ou les bureaux », énumère un responsable d’Arkema, l’un des principaux chimistes français.
« Que peut-on faire de plus ? »
Les pouvoirs publics sont également mobilisés. Les ministres de l’économie et de l’écologie, Emmanuel Macron et Ségolène Royal, ont participé au conseil de défense élargi qui s’est tenu samedi matin à l’Elysée, pour évoquer en particulier la situation des sites « Seveso », c’est-à-dire les sites de production, de stockage ou de recherche les plus dangereux. Quelque 1 200 installations sont classées « Seveso« en France : environ 540 dites « seuil bas » et 640 dites « seuil haut », pour lesquelles le danger est plus marqué. La création de ce dispositif a fait suite au rejet accidentel de dioxine en 1976 à Seveso, en Italie.
« On essaie d’être encore plus vigilants, mais que peut-on faire de plus ?, s’interroge un industriel. Depuis cet été, nos sites sont déjà extrêmement contrôlés. »
Les spécialistes de la chimie, secteur le plus sensible avec le pétrole et le nucléaire, ont néanmoins une proposition. Ils demandent à l’Etat de retirer de ses sites Internet les informations sur la localisation précise des productions et des stocks. Des informations dont la loi du 30 juillet 2003 sur la prévention des risques technologiques prévoit qu’elles soient publiques, dans un souci de transparence. « En 2003, c’était peut-être utile, commente Jean Pelin, directeur général de l’Union des industries chimiques (UIC). Aujourd’hui, cela facilite trop la tâche d’un terroriste qui voudrait savoir où se trouvent le chlore ou l’ammoniac dans une usine afin de commettre un attentat. »
L’UIC demande donc à l’Etat le retrait immédiat de ce type d’informations des sites Internet publics. « Certains préfets l’ont déjà fait, précise M. Pelin. Maintenant, il faut que ce soit fini partout dans la semaine. »
Un plan Vigipirate déjà à son niveau maximal
Depuis les attentats de janvier au siège de Charlie Hebdo et dans un Hyper Cacher à Paris, le plan Vigipirate est déjà à son niveau maximal en Ile-de-France. Surtout, de nouvelles mesures ont été prises cet été à la suite de l’attaque, le 26 juin, contre l’usine Air Products de Saint-Quentin-Fallavier (Isère). Ce jour-là, un homme de 35 ans avait tué et décapité son patron, à Chassieu, dans la banlieue lyonnaise, puis tenté, en vain, de faire exploser une usine chimique en précipitant son fourgon contre des bouteilles de gaz. Quelques semaines plus tard, le 14 juillet, deux explosions a priori criminelles visaient un site pétrochimique à Berre-l’Etang (Bouches-du-Rhône), sans faire de victime.
Après ces attaques, la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, avait réuni les industriels et le gouvernement, et avait publié, le 30 juillet, une instruction visant à améliorer la protection des sites vulnérables. « Cela a entraîné un renforcement considérable des mesures de sécurité », estime M. Pelin.
Des accès restreints aux points névralgiques
Dans ce cadre, les entreprises sont incitées à renforcer les clôtures autour de leurs usines sensibles, à installer davantage de caméras de surveillance et à mettre en place des systèmes plus efficaces pour éviter les intrusions. Par exemple, des plots en béton empêchant un véhicule d’entrer de force.
Les industriels sont également amenés à définir dans chaque site des zones spécifiques, avec des accès restreints aux points névralgiques : tous les prestataires n’ont pas besoin d’aller dans les lieux de production et de stockage.
Enfin, les entreprises propriétaires de sites « Seveso » ont reçu, en septembre, un long questionnaire destiné à identifier les risques terroristes dans leurs installations et à détailler les mesures de prévention prises ou à prendre. L’occasion de se poser les bonnes questions, et d’y répondre. Les industriels doivent renvoyer leurs réponses à l’Etat pour le 15 décembre.




