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Grève massive dans le métro à Barcelone
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Malgré le service minimum imposé par Barcelona en Comú, la nouvelle majorité municipale de gauche proche de Podemos, la première journée de grève dans le métro de la capitale catalane a commencé sur les chapeaux de roue.
Cynthia Lub, correspondance de Barcelone, LaIzquierdaDiario.es
À la suite d’une AG des plus suivies des travailleurs du métro barcelonais, au cours de laquelle les salariés ont rejeté la « paix sociale » proposée par la régie des transports, la grève a commencé lundi. Les revendications portent sur les conditions de travail et sur la précarité.
À la suite de cette AG, la section syndicale du métro a émis un communiqué pour démonter les mensonges de celle que Barcelona en Comú a placée à la tête de la régie des transports, la TMB. Selon Mercedes Vidal, un pré-accord aurait été trouvé. Les travailleurs ont rejeté toute idée de « paix sociale » et ont dénoncé l’attitude de l’entreprise qui se refuse, en réalité, à négocier sur leurs revendications.
La grève court jusqu’au jeudi 2 juin, avec des degrés importants d’adhésion selon les secteurs. En dépit du service minimum imposé par la mairie, on enregistre, dans certaines équipes, jusqu’à 40% de grévistes.
Il s’agit de la quatrième grève qui a pour slogan « non à la précarité, non aux gels de salaire, non à la réforme du Code du Travail ! ». Ces revendications s’adressent directement à la majorité municipale de gauche dirigée par Ada Colau, dont l’adjointe aux Transports, Mercedes Vidal, défend fidèlement des intérêts de la TMB. Sur son compte twitter, Vidal a annoncé qu’en « raison de la grève du métro, il est recommandé aux usagers de prendre d’autres moyens de transport. Nous sommes sincèrement désolés de la gêne occasionnée auprès des Barcelonais et Barcelonaises ». Pour la présidente de la TMB, donc, une grève crée de la « gêne ». C’est en réalité elle qui est l’une des responsables du fait que la direction de la TMB refuse de négocier avec les travailleurs, ce que dénoncent les grévistes.
Cette grève advient dans le cadre d’une semaine de crise pour celle qui se présente comme « la maire du Changement » à Barcelone. Colau démontre qu’elle n’est pas dans le camp des grévistes mais des briseurs de grève, contre les travailleurs du métro. De surcroît, elle a justifié la violence de la police catalane contre la jeunesse qui occupait un centre social, le Banc Expropiat, en fin de semaine dernière, tout en continuant à couvrir les opérations de ratissage contre les travailleurs immigrés qui vivent de la vente à la sauvette à Barcelone.




