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Rêvons un peu… ou pas
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://quartierslibres.wordpress.com/2016/10/21/revons-un-peu-ou-pas/
Partons de la fable républicaine que les personnes qui s’engagent dans la policene le font pas pour de mauvaises raisons. Supposons que l’immense majorité de ces personnes le font parce qu’elles ont un sens aigu de la justice. Cela demande de l’imagination, c’est dur à concevoir, mais tout de même, faisons cet effort.
Depuis une dizaine de jours, des policiers, c’est à dire ceux qui font respecter la loi, manifestent et multiplient les infractions parce qu’ils sont en « colère ». Ils s’affranchissent pour cela de toutes les règles qu’ils prétendent pourtant appliquer aux autres, c’est à dire nous. La manière dont les policiers ont manifesté dans la nuit du 19 au 20 octobre 2016 est assez drôle au regard du comportement des mêmes flics lors des manifestations du printemps dernier.
Ces policiers seraient donc en colère parce que l’état ne leur donne pas les moyens de lutter contre le mal qui ronge notre société.
La baisse des moyens accordés à la fonction publique ne leur permet pas d’assurer leur mission qui consiste à faire régner la justice ? On n’a pas le sentiment de les avoir beaucoup entendu, ou vu, ces trente dernières années, quand l’ensemble des services publics pénaux ou sociaux ont été taillé en pièce pour plaire à Bruxelles et aux libéraux qui nous conduisent vers l’abime. Après des années de répression contre celles et ceux qui se battaient contre ces baisses de moyen du services public nous aurions maintenant des flics, cagoulés avec des sweats à capuche, qui seraient en révolte contre cette société-là ?
La baisse des moyens et le dérèglement de la société ont pour origine commune la politique libérale qui s’abat sur le pays depuis plusieurs décennies et casse tout le contrat social français. Il suffit aux policiers, rompus aux méthodes d’investigation, de faire des recoupements sur « qui » a voté les coupes budgétaires et « qui » vole la communauté à hauteur de plusieurs milliards chaque année, sous forme de fraude fiscale notamment, pour savoir par où commencer « à reconquérir le territoire ».
C’est ainsi que, dans un monde juste, des gens comme Balkany, Sarkozy, Cahuzac, les patrons de multinationales et tout un tas d’anonymes de la finance, pourraient se retrouver sous les verrous après s’être fait soulever dans la nuit, avoir mangé des coups de tonfas, passé des heures en cellule et subit un interrogatoire sous pression. Le grande bourgeoisie serait sans doute choquée de ces méthodes expéditives mais « dura lex, sed lex »…
Étonnamment dans la police, l’équation n’aboutit pas au même résultat. Le leitmotiv de la révolte policière s’en tient à « regagner des territoires occupés » en demandant à la justice d’être expéditive avec les populations de zones « à reconquérir ». Zones simplement habitées par les populations les plus précaires et les plus pauvres.
La police veut donc « reconquérir des territoires » habités légalement par des gens dont personne ne souhaite prendre la place.
Qui se bouscule pour aller habiter à La Grande Borne de Grigny ? Pas Malek Boutih, pour le coup, qui vient de tonitruer une déclaration « antiracaille », sans doute histoire de contrer la rumeur d’une grogne policière infiltrée par l’extrême droite.
La revendication coince parce que le raisonnement des policiers est biaisé : les policiers sont en surchauffe parce qu’il défendent un ordre social injuste, brutal, et inhumain qui génère des comportements à la hauteur des mauvais traitements que subissent les populations qu’elle a pour ordre de contrôler, canaliser, contingenter. Il devient donc évident que les flics sont en première ligne pour permettre la rapine d’une classe politique corrompue. Les injustices se creusent dans la société, la police devient plus dure et reçoit en retour mépris, insultes, et parfois quelques coups. Peu au regard de dommages qu’elle inflige aux populations.
On pourra croire à la révolte des policiers le jour où une équipe de la BAC trainera un patron voyou par terre ou réquisitionnera un logement inoccupé pour des raisons spéculatives.
En attendant, les policiers feignent ou continuent d’ignorer ce pourquoi ils se sont engagés : maintenir un ordre social violent. Ils imaginaient peut être que pour ce travail ils récolteraient amour et considération ?






