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Mélenchon et Poutou à la marche de soutien à GM&S
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Mélenchon, Poutou et un millier personnes en soutien aux salariés de GM&S
Le chef de file de La France insoumise aux législatives a "adjuré" le nouvel exécutif de "ne pas laisser faire, comme d'habitude".
Plus d'un millier de personnes, dont les ex-candidats à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou, ont manifesté ce mardi à La Souterraine (Creuse) aux côtés des salariés de l'équipementier automobile GM&S Industry, menacé de liquidation. Ils entendent attirer l'attention du futur gouvernement Macron.
Des syndicalistes venus d'Ile-de-France, de Bourgogne, d'Alsace, des secteurs Métallurgie et Santé notamment, avaient répondu à l'appel national de la CGT, appuyé par l'intersyndicale (CGT-FO) de GM&S, et nombre d'élus locaux, pour venir soutenir les 279 salariés de l'usine. Le tribunal de commerce doit examiner en fin de mois une éventuelle liquidation du site, deuxième employeur privé de Creuse.
"Ils ne sont pas que des chiffres"
Partis vers 16h du site de GM&S, les marcheurs devaient rallier la mairie de la ville, à près de 4 kilomètres de la zone industrielle. Un chariot-élévateur de 20 tonnes, pièce maîtresse de GM&S, ouvrait le cortège, arborant les portraits en noir et blanc des 279 salariés. Car "ils ne sont pas que des chiffres", clamait une banderole à l'entrée de l'usine.
Le site de GM&S est occupé depuis le 11 mai par les salariés qui affirment l'avoir "piégé" avec des bonbonnes de gaz. Ils entendent faire pression sur PSA et Renault, principaux clients, pour qu'ils s'engagent sur un volume de commandes accru, au-delà des quelque 16 millions d'euros déjà acquis, et "l'affectation de nouveaux marchés".
"Ils ne laisseront pas faire"
Chef de file de La France insoumise aux législatives, Jean-Luc Mélenchon a expliqué être venu "par fraternité humaine avec des gens qui pour se faire entendre (...) sont obligés de recourir à des moyens extrêmes". Il a "adjuré" le nouvel exécutif de "ne pas laisser faire, comme d'habitude" car "ces gens-là n'en peuvent plus, et ne se laisseront pas faire".
Lundi, une table ronde-marathon de plus de six heures a réuni en préfecture de Guéret syndicalistes, dirigeants de PSA et Renault et élus locaux autour du mandataire judiciaire et du négociateur de crise, sans avancée notable.
Les acteurs entendent plaider un délai auprès du tribunal de commerce de Poitiers, avant une liquidation le 23 mai, faute de reprise du site, pour lequel le français GMD avait exprimé son intérêt. Cela offrirait "au gouvernement d'Emmanuel Macron l'opportunité de se saisir du dossier et de reprendre la main sur les négociations avec les constructeurs", a indiqué un délégué CGT de GM&S, Jean-Marc Ducourtioux.




