[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC Articles traduits en castillan Articles traduits en anglais Articles traduits en allemand Articles traduits en portugais

Actualités et analyses [RSS]

Lire plus...

Newsletter

Twitter

En Tunisie, la contestation populaire ne diminue pas

Tunisie

Brève publiée le 11 janvier 2018

Tweeter Facebook

Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/01/11/en-tunisie-la-grogne-populaire-ne-diminue-pas_5240086_3212.html

De nouveaux heurts ont éclaté mercredi soir entre manifestants et policiers dans plusieurs villes, au troisième jour de manifestations alimentées par l’austérité.

Au troisième jour d’une contestation alimentée par des mesures d’austérité, la tension ne diminue pas en Tunisie. De nouveaux heurts ont éclaté dans la soirée du mercredi 10 janvier entre manifestants et policiers dans plusieurs villes.

Depuis lundi, des troubles sociaux ont été enregistrés dans le pays, sept ans après le début du « printemps arabe » avec une révolution qui réclamait travail et dignité et avait fait tomber le dictateur Zine El-Abidine Ben Ali.

Déjà la semaine dernière, des manifestations pacifiques sporadiques avaient dénoncé la hausse des prix et un budget d’austérité prévoyant entre autres des augmentations d’impôts.

Des tirs massifs de lacrymogènes

A Siliana, au nord-ouest du pays, des jeunes ont jeté mercredi soir des pierres et des cocktails Molotov sur des agents sécuritaires et tenté de s’introduire dans un tribunal dans le centre de cette ville. La police a riposté par des tirs de lacrymogènes.

Des échauffourées ont de nouveau eu lieu à Kasserine, dans le centre défavorisé du pays où des jeunes de moins de 20 ans tentaient de bloquer les routes avec des pneus en feu et jetaient des pierres sur des agents sécuritaires.

Plusieurs dizaines de manifestants sont aussi descendus dans la rue à Tebourba, à 30 km à l’ouest de Tunis où a été enterré, mardi, l’homme mort lors de heurts dans la nuit de lundi. La police a riposté par des tirs massifs de lacrymogènes.

Selon des médias locaux, des scènes similaires ont eu lieu dans des quartiers près de la capitale.

237 personnes arrêtées

Lors d’une visite mercredi à El-Battan, près de Tebourba, le premier ministre, Youssef Chahed, a condamné les actes de « vandalisme » qui, selon lui, « servent les intérêts des réseaux de corruption pour affaiblir l’Etat ». Il a accusé le Front populaire, un parti de gauche opposé au budget.

Dans la nuit de mardi à mercredi, 49 policiers ont été blessés, 237 personnes arrêtées et des fourrières ont été attaquées, a rapporté le ministère de l’intérieur en accusant des casseurs d’avoir été payés par des meneurs politiques. Aucun bilan d’éventuels blessés parmi les protestataires n’a pu être obtenu auprès des autorités.

L’armée a été déployée autour de banques, bureaux de poste et autres bâtiments gouvernementaux sensibles dans les principales villes du pays, a fait savoir le ministère de la défense.

Si la Tunisie, unique pays rescapé du printemps arabe, est parvenue jusque-là à faire avancer sa transition démocratique, elle reste engluée dans la morosité économique et sociale.

------------------------------------------

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/080118/tunisie-defendre-le-pays-la-constitution-et-les-libertes

Par cet appel du 17 décembre - jour du déclenchement des événements de 2010 - et avant le 14 janvier date anniversaire de la révolution tunisienne, plus de 2310 signataires, intellectuels et citoyens tunisiens dénoncent le retour du RCD, l’ancien parti du président Ben Ali, aux commandes de l’État.

Sept ans après le déclenchement de la révolution, ce sont les groupes affairistes et mafieux qui apparaissent comme les principaux bénéficiaires du renversement de l’ancien régime. Aucune des revendications essentielles de la population n’a reçu le moindre début de satisfaction. Le fossé séparant la Tunisie de l’intérieur de la Tunisie du littoral ne s’est pas réduit ; la société rurale continue de souffrir d’un rapport structurellement inégal avec la société urbaine. Les habitants des ceintures des grandes villes restent enfoncés dans leur marginalisation ; nulle stratégie n’a été conçue pour intégrer les activités informelles dans l’économie structurée. Les travailleurs et les fonctionnaires sont encore soumis à la politique des très bas salaires, les augmentations arrachées depuis 2011 ayant été gommées par une inflation galopante. Les jeunes diplômés souffrent plus que jamais d’un chômage massif, lié à un système productif peu évolué. La classe moyenne, en particulier les patrons de PME, est toujours pressurée par l’Etat et toujours prise en tenailles entre l’économie informelle et l’oligarchie rentière.

La chute de Ben Ali n’a pas entraîné la chute de son système économique. Les anciens réseaux se sont réorganisés, puis repris leur expansion, gangrénant l’administration, la justice et les médias, sans oublier les partis politiques. Les gouvernements qui se sont succédé depuis 2011 se sont tous dérobés devant la nécessité d’engager un combat frontal contre la corruption et les privilèges.

Le soulèvement populaire a renversé la dictature et instauré un climat de liberté, couronné en 2014 par l’adoption d’une Constitution démocratique. D’essence parlementaire, celle-ci établit un régime civil (madani), qui protège les droits des citoyens ainsi que les libertés publiques et individuelles. Tout cela n’était pas de nature à répondre aux besoins pressants des citoyens, mais constituait un progrès, ouvrant la voie à une nouvelle étape de luttes pour accomplir les changements économiques et sociaux exigés par le pays. Ce qui aurait permis de transformer le soulèvement en une authentique révolution, c’est-à-dire en une mutation d’ensemble, ne se limitant pas à la seule sphère politique, mais englobant toutes les dimensions de la vie nationale.

La nouvelle Constitution et les nouvelles marges de liberté représentaient des acquis précieux, un tremplin pour passer à la démocratie réelle. Ce sont ces acquis qui sont aujourd’hui gravement menacés par Béji Caïd Essebsi et Rached Ghannouchi, son allié direct dans les mauvais coups qui se préparent contre la Tunisie et sa démocratie naissante.

L’offensive antidémocratique s’est accélérée à la fin de l’été 2017. Dans un entretien accordé le 7 septembre à la presse locale, reniant sa prestation de serment, le président de la République s’en est pris violemment à la Constitution et au régime parlementaire, a mis en cause les institutions indépendantes et s’est livré à un véritable plaidoyer pour le retour du présidentialisme et l’obtention des pleins pouvoirs. Au passage, il a qualifié la révolution de « parenthèse de haine et de ressentiment » et annoncé le report des élections municipales. La composition du gouvernement Youssef Chahed II est venue de suite confirmer cette volonté de refermer la parenthèse : plus de la moitié des ministres nommés sont issus de l’ancien RCD, tandis que les principaux portefeuilles sont attribués à des proches de Caïd Essebsi. Dans la foulée, une tentative avortée a failli donner un siège à l’ARP au fils du chef de l’Etat. Point d’orgue de l’offensive, le 13 septembre, les élus Nidaa Tounès et Ennahdha ont voté la loi dite de réconciliation administrative, qui arrête les poursuites pour cause de corruption impliquant des responsables de l’époque Ben Ali.

Le président de la République n’a pu agir comme il l’a fait que parce qu’il pouvait compter sur la connivence intéressée de Rached Ghannouchi, qui l’a soutenu dans chacune de ses initiatives, y compris dans son népotisme. Les deux hommes et leurs partis sont ensemble à la manœuvre depuis des années. Pour faire avancer leurs intérêts, ils s’étaient contentés jusque-là d’une forme insidieuse de restauration. Désormais, l’entreprise s’affiche au grand jour et se donne à voir telle qu’elle est.

Nous disposons à présent dorénavant d’adversaires précisément identifiés, sur lesquels plus personne de bonne foi ne peut plus nourrir la moindre illusion. Nous pouvons par conséquent nous rassembler contre eux, combattre leur projet rétrograde et le mettre en échec. Le devoir de résistance ne relève pas des seuls partis d’opposition, il concerne toutes les Tunisiennes et tous les Tunisiens attachés à leur pays et à leurs libertés, conquises au prix du sang des jeunes générations.

L’offensive réactionnaire déclenchée en septembre dernier est minée de l’intérieur, parce qu’elle est dirigée par deux hommes et deux partis. Ce genre d’attelage est incertain. Mais il ne tombera pas de lui-même. Pour mener le combat de façon efficace, il faut un plan et une stratégie.

- Informer le plus largement possible sur la gravité réelle des buts que Béji Caïd Essebsi et Rached Ghannouchi cherchent à atteindre. Le retrait de la candidature de Hafedh Caïd Essebsi à la députation, suite aux protestations soulevées, a constitué une première victoire.

- Dénoncer simultanément les deux pôles du système. Cibler uniquement Caïd Essebsi servirait directement les islamistes ; cibler uniquement Ghannouchi servirait directement Nidaa Tounès – et le RCD qui se cache derrière lui.

- Lutter dans le cadre unitaire le plus vaste. Toutes les forces – politiques, syndicales, associatives, intellectuelles, artistiques, les mouvements de femmes et la jeunesse –, toutes les forces de la société civile doivent y participer et prendre leur part dans le combat. Les clivages du passé doivent être surmontés. Nous devons réapprendre à nous parler, à nous faire mutuellement confiance et à agir en parfait accord.

- Mener le combat contre la corruption. Ce combat est actuellement conduit par de nombreuses structures, institutionnelles et associatives. Il convient de renforcer leur action en les rejoignant, en faisant connaître leurs activités ou encore en les aidant à développer leur implantation régionale et locale. La corruption, qui ruine l’économie, est aussi le talon d’Achille de la coalition dirigeante. Il ne faut pas lui laisser de répit sur ce terrain.

- Lutter pied à pied pour sauvegarder les espaces de liberté conquis après 2011. Pour faire avancer ses projets, la coalition dirigeante a besoin de réduire ces espaces, puis de les supprimer. Pour faire avancer nos propres projets, nous avons besoin de les protéger et de les renforcer.

- Jeter un maximum de ponts entre le combat pour les libertés et le combat pour les revendications économiques. Pareille jonction donnerait aux luttes sociales la résonnance nationale qui leur manque encore et aux luttes politiques la profondeur démographique qui leur fait encore défaut.

- Se mobiliser largement pour imposer la tenue d’élections municipales au premier trimestre 2018. Et entrer en campagne avec des listes citoyennes unitaires, condition indispensable du succès.

Ces propositions ne sont pas un programme de parti. Notre Appel s’adresse aux Tunisiennes et aux Tunisiens, sans distinction ni exclusive. En le signant et en le faisant signer massivement, nous affirmerons l’existence d’un puissant courant de vigilance civique et nous adresserons une mise en garde solennelle au pouvoir en place.

Nous ne laisserons pas voler nos libertés !

Nous ne laisserons pas voler notre révolution !

Nous ne laisserons pas voler notre pays !

https://www.change.org/p/appeldu17decembre-gmail-com-appel-du-17-décembre-défendre-le-pays-la-constitution-et-les-libertés

Liste des 250 premiers signataires de l'appel

ABBES Mahdi, avocat, défenseur des droits humains Bruxelles; ABBES Sonia, enseignante, Tunis; ABDELADHIM Mohamed, universitaire retraité, Tunis; ABDELJAOUED Héla, médecin, ancienne présidente de l’ATFD, ancienne membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, Tunis; ABDESSAMADHichem, traducteur, association Nachaz, Paris; ABIDI Faouzi, chômeur diplômé, Tunis; ADOUANI Akram, cinéaste, Tunis; AFAYA Kacem, ancien Secrétaire général adjoint de l’UGTT, Tunis; AFFES Hafedh, enseignant, syndicaliste, Lille; ALAYA-SGHAIER Amira, universitaire, Tunis; ALLAGUI Abdelkrim, universitaire, défenseur des droits humains, Tunis; ALLAL Mourad, cadre associatif, Paris; AMOURI Boubaker, écrivain, Le Kef; AMRI Laroussi, sociologue, ancien prisonnier politique, Tunis; AMRI Seifeddine, journaliste, anthropologue, Tunis; AMRI Slaheddine, universitaire, Hammamet; ATHMOUNI Attia, cadre associatif, Sidi-Bouzid; AYARI Farida, journaliste et consultante, Paris; AYEB Habib, géographe, Paris; AZAÏEZ Nasser, avocat, Tunis; 

BAABOURA Noureddine, juriste, cadre associatif, Paris; BAAZIZ Mounir, président de la Mutuelle des cinéastes, Tunis; BABBA Othman, peintre, ancien prisonnier politique, Sousse; BAKLOUTI Imed, universitaire, Sfax; BARAKET Hédia, journaliste, Paris; BEJAOUI Béchir, ingénieur, Tunis; BELHAJ ALI Mondher, cadre d’entreprise, Sfax; BELHAJ Ayoub, militant associatif, Tunis; BELHAJ SALEM Adel, enseignant, défenseur des droits humains, Tunis; BEL HAJ YAHYA Fethi, écrivain, ancien prisonnier politique, Tunis; BELHARETH Dalila, chercheuse, militante associative, Tunis; BELHASSENSondos, comédienne et chorégraphe, Tunis; BELHASSEN Souhayr, présidente d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme, Tunis; BELHEDI Amor, universitaire, Tunis; BELHEDI Habib, producteur théâtre, Tunis; BELKHOJA Abdelaziz, éditeur, Tunis; BELLAGHA Henda, avocate, Tunis; BEN ABBES Hédi, chef d’entreprise, ancien Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Tunis; BEN ACHOUR-ABDELKEFIRabâa, écrivaine, militante associative, Tunis; BEN AMMAR Hichem, cinéaste, Tunis; BEN AMMAR Radhia, militante de la société civile, Tunis; BEN AZOUZ Nabil, enseignant, association Soumoud, Tunis; BEN BELGACEM Ferid, universitaire, Tunis; BEN BOUZID Mustapha, universitaire, Alger; BENDANA Kmar, universitaire, Tunis; BEN FREJ Safa, cadre associative, Sfax; BEN FREJ Sonia, fonctionnaire, Tunis; BEN HAMIDA Mouldi, enseignant, militant associatif, Tunis; BEN HIBA Tarek, cadre associatif, ancien membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, Paris; BEN MBAREK Jawhar, universitaire, réseau Doustourna, Tunis; BEN MHENI Lina, blogueuse, Tunis; BEN MHENI Sadok, écrivain, ancien prisonnier politique, Tunis; BEN MILED Hatem, cinéaste, Tunis; BENNOUR Mohamed, journaliste, ancien porte-parole du parti Takattol, Tunis; BENOUEZDOU Nabil, journaliste, Djerba; BEN SAID Mohamed, médecin, militant associatif, Paris; BEN SAID-CHERNI Zeineb, universitaire, ancienne prisonnière politique, Tunis; BEN SALEM Atef, journaliste, Sousse; BEN SALEM Mohamed, enseignant, militant associatif, Sfax; BEN SASSI Sami, gynécologue, ancien membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution; BEN YOUSSEF Adnen, chef d'entreprise, militant associatif, Tunis; BEN YOUSSEF Lilia, monteuse, Tunis; BERRAYANA Samir, banquier, militant associatif, Sousse; BESSIS Sophie, historienne, ancienne membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, Paris; BEZI Zouheir, président d'association, Tunis; BLILI Leila, universitaire, Tunis; BLILI Seifallah, éditeur, Tunis; BOUALLEGUENadia, peintre, Tunis; BOUASKER Anissa, psychiatre, Hammamet; BOUAZIZ Samir, professionnel des médias, Tunis; BOUKESRA Hatem, journaliste, Sfax; BOUKESRANedra, journaliste, Tunis; BOUKHDHIR Seif, cadre associatif, Sfax; BOUOUNI Habib, défenseur des droits humains (LTDH), Sfax; BRAHIM Tarek, cinéaste, Québec; BRIBRIMeriem, journaliste, militante associative, Sfax;

CHAABANE Nadia, ancienne constituante (ANC), Tunis; CHABBI Karim, chef d'entreprise, Tunis; CHABBI Leila, présidente de l'association Irtikaa, Tunis; CHABBIWalid, chef d'entreprise, Tunis; CHAMEKH Raja, militante associative, Paris; CHAMEKH Tahar, enseignant retraité, militant associatif, Sousse; CHAPOUTO-REMADI Mounira, universitaire, Tunis; CHATTI Noureddine, économiste, responsable associatif, Stockholm; CHEGROUCHE Tahar, sociologue, ancien prisonnier politique, Tunis; CHEKIR Hafidha, universitaire, vice-présidente de la FIDH, Tunis; CHENCHABIHédi, cadre associatif, Paris; CHERBIB Mouhieddine, défenseur des droits humains, CRLDHT, Paris; CHERIF Dorra, universitaire, Tunis; CHERIF Syrine, chef d'entreprise, Tunis; CHERIF Zbeïda, fonctionnaire retraitée, Tunis; CHERIF-CHAMMARI Alya, avocate, ancienne membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, Tunis; CHERNI Abdelwaheb, universitaire, Tunis; CHERNI Mondher, avocat, Tunis; CHICHE Francine, médecin, Paris; CHRAIET Riadh, militant associatif, Gafsa;

DAALOUL Yousra, avocate, Tunis; DAHMANI Zakia, cadre hospitalier, militante associative, Le Kef; DAWADI Mahmoud, président du Centre de Tunis pour la liberté de la presse, Tunis; DRIDI Mohsen, militant associatif, Paris;

EL ABED Abdelhamid, médecin, Sfax; EL HADJALI Fethi, cadre associatif, Bruxelles; ELLOUMI Chédli, militant associatif, Grenoble; ELLOUZE Mohamed, avocat, militant associatif, Liège; ELLOUZE Nadia, kinésithérapeute, Liège; ELLOUZE Nesrine, médecin, Liège; ELLOUZE Thameur, avocat, Liège; EL MEKKI Heythem, militant associatif, Tunis; EL MEKKI Salwa, enseignante, militante associative, Hammamet; ESSAFI Nora-Fethia, enseignante retraitée, militante associative, Tunis; ESSID Rahma, membre du collectif Soumoud, Tunis;

FADHLOUN Itidel, militante associative, Roanne; FELFEL Taïeb, universitaire, Nabeul; FERCHICHI Wahid, universitaire, Tunis; FERJANI Chérif, universitaire, ancien prisonnier politique, Lyon; FERJANI Riadh, universitaire, Tunis; FETATI Mohamed, chef d'entreprise, ancien prisonnier politique, Tunis; FINAN-MOHSEN Khadija, universitaire, Paris; FRAWES Yosra, avocate, Tunis;

GABOUS Abdelkrim, journaliste, éditeur, Tunis; GABSI Oumaïma, enseignante, Tunis; GADDEH Taoufik, directeur d'école, Kairouan; GASMI Ahmed, universitaire, Tunis; GHARBI Raoudha, consultante, membre du comité directeur de la LTDH; GHEDEMSIAyoub, avocat, défenseur des droits humains (LTDH), Tunis; GHOZZI Besma, fonctionnaire, Tunis; GHROUM Amel, fonctionnaire retraitée, Tunis; GRAMI Amel, universitaire, tunis; GTARI Wided, militante associative, Gafsa; GUIZANI Zyed, étudiant, Tunis;

HADDAD Abdellatif, enseignant, Tunis; HADDAD Mahjoub, enseignant, Kébili; HAJLAOUI Noureddine, chômeur diplômé, militant associatif, Sousse; HAJRI Selma, médecin, cadre associative, Tunis; HAJRI Slim, avocat, Tunis; HAJ SALEM Adel, militant associatif, Tunis; HAMDA Zine El Abidine, journaliste, écrivain, Paris; HAMDIHayet, enseignante, Tunis; HAMDI Hayet, universitaire, ancienne membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, Tunis; HAMMI Houssam, enseignant, militant de la société civile, Tunis; HAMROUNI Rim, comédienne, Tunis; HAMZAOUI Majed, universitaire, Bruxelles; HASSAN Aymen, poète, universitaire, Hammamet; HAZGUI Ezzeddine, libraire, ancien prisonnier politique, cadre associatif, Tunis; HCHIRI Hamadi, étudiant, Sfax; HDHILI Abderrahman, responsable associatif, Tunis; HENIA Abdelhamid, historien, Tunis; HERMASSI Chokri, médecin, Kasserine; HMILA Noureddine, responsable associatif, Tunis; HIDOURI Zouheir, enseignant, Sidi-Bouzid; HIZEM Fethia, militante associative, Monastir;

IBRAHIMI Dali, enseignant, Sidi-Bouzid;

JABLOUN Firas, ingénieur, Tunis; JAMEL Nadia, médecin, Tunis; JEMAIEL Ammar, écrivain, Tunis; JERBI Amel, journaliste, Tunis; JLASSI Seif Eddine, président de l'association Fanni roghman anni, Tunis; JOUINI Halima, enseignante, membre du comité directeur de la LTDH; JOUINI Maha, militante pour les droits des Amazighs, Tunis; JRAD Neila, écrivaine, Tunis; JRADI Yasser, chanteur, Tunis;

KALAI Ahmed, enseignant, défenseur des droits humains, LTDH et Coordination maghrébine des droits de l'homme, Bizerte; KAMARTI Samia, citoyenne, Tunis; KAMMOUN Mohamed Ali, association l'Action civique, Kélibia; KCHAOU Adnen, universitaire, Liège; KCHAOU Fayçal, ingénieur, Décines; KCHAOU Samia, comptable, Liège; KHAMESSI Zahra, militante associative, Le Kef; KHECHANA Rachid, journaliste, ancien Secrétaire général adjoint du PDP, Tunis; KHEDIR Chadia, rédactrice en chef, Tunis; KHELIL Charfeddine, avocat, Tunis; KHENISSI Mohamed, président de l'association Nachaz et du Forum de la citoyenneté, ancien prisonnier politique, Hammamet; KHIARI Farid, universitaire, Sousse; KHODJA Mohamed Chaker, cadre associatif, Tunis; KILANI Bayrem (BENDIRMAN), musicien et producteur, Tunis; KNANI-MEKKI Faïza, fonctionnaire retraitée, Tunis; KOUNI Mohsen, universitaire, Tunis; KRICHEN Aziz, sociologue, ancien prisonnier politique, ancien ministre-conseiller à la présidence de la République, Tunis; KROUNA Khaled, écrivain et journaliste, Tunis;

LABIDI Kamel, journaliste, président de l'instance nationale pour la réforme de l'information et de la communication, Tunis; LAGHA Mohieddine, universitaire, Sousse; LAMINE Kamel, enseignant, Sousse; LAMINE Kamel, pharmacien, Sousse; LIMAMMohamed, universitaire, Jendouba;

MAALI Mohamed, traducteur, ancien prisonnier politique, Tunis; MAAMER Hamda, militant associatif, ancien prisonnier politique, Kairouan; MANAÏ Moëz, militant associatif, Le Kef; MANSOURI Anis, militant de l'immigration, Genève; MATRI Jalel, président de l'association Le Pont, Genève; MECHRI Belkis, ancienne vice-présidente de la LTDH, Tunis; MEDDEB Hind, cinéaste, Paris; MEKKI Amal, journaliste et consultante en communication, Gabès; MEKKI Thameur, journaliste, Tunis; MELLAKH Habib, universitaire, Tunis; MELLITI Khaled, historien, Paris; MISSAOUI Moufida, universitaire, Berlin; MIZOUNI Hend, cadre associative, Liège; MLIKA Lobna, comédienne, Tunis; MOETAMRI Asma Fatma, militante féministe, Beyrouth; MOKADDEM Soulafa, fonctionnaire retraitée, Tunis; MONTASSAR Nabil, fonctionnaire retraité, Kébili; MOUNIR Hassine, dirigeant associatif (FTDES), Monastir; MRABETGhazi, avocat, Tunis; MSADEK Dalila, avocate et journaliste, Tunis; MSELMIAbdelmajid, chirurgien, Sousse;

NACHI Mohamed, universitaire, militant associatif, Liège; NACIB Talel, militant associatif, Monastir; NEDHIF Ahmed, journaliste, Tunis; NEJI Lamia, universitaire, Sfax; NOOMENE Lobna, chanteuse, Tunis; NOUREDDINE Ali, universitaire, Sousse;

OMRI Mohamed-Salah, universitaire, Oxford; OUERTANI Khemaïs, universitaire, Tunis; OUESLATI Amor, magistrat, Tunis;

RABAOUI Moncef, enseignant, Sidi-Bouzid; RACHED Saïda, médecin, ancienne présidente de l'ATFD, Bizerte; RADDAOUI Ridha, avocat, Tunis; RAHMOUNI Belgacem, fonctionnaire, Kasserine; RAYANE Iheb, consultant, défenseur des droits humains, Tunis; ROMDHANI Messaoud, président du Forum tunisien des droits économiques et sociaux, Tunis;

SAAFI Kalthoum, universitaire, Paris; SAFRAOUI Amor, président de la Coordination nationale indépendante pour la justice transitionnelle, Tunis; SAKRI Kamel, chercheur, Tunis; SALAOUI Fethi, cadre associatif, ancien prisonnier politique, Monastir; SARDINaceur, critique cinématographique, Tunis; SDIRI Taoufik, juriste, Tunis; SELLAMIFaten, membre du collectif Soumoud, Tunis; SELLAMI Mahsouna, enseignante, Sfax; SELMI Mohamed, enseignant, militant associatif, Kairouan; SELMI Mohamed Mahdi, assureur, Sousse; SELMI Taoufik, cadre suopérieur, militant associatif, Kairouan; SHILIGhassen, étudiant, Mahdia; SILINI Naïla, universitaire, Sousse; SLAMA Hassan, universitaire, Palerme; SOUID Karima, ancienne constituante (ANC), Tunis; STIFIHosni, enseignant, syndicaliste, Kasserine;

TARAYITI Bilel, militant associatif, Nabeul; TLILI Wissem, réalisateur, Tunis; TOUNISAbdelkrim, président de l'association Citoyenneté et libertés, Djerba; TRABELSIMarwen, réalisateur, Tunis; TRIFI Hafedh, association Demj, Tunis; TRIFI Mokhtar, avocat, ancien président de la LTDH, vice-président de l'Organisation mondiale contre la torture, ancien membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, Tunis; TRIKI Rachida, universitaire, Tunis; TRIKI Zohra, dirigeante associative, Tunis;

YACOUB Taoufik, universitaire, Tunis; YACOUBI Najet, avocate, Tunis; YAHAMEDHédi, écrivain, Tunis;

ZAIER Yacine, chef d'entreprise, Tunis; ZARROUKI Sondos, journaliste, tunis; ZGHIDIEl Khansa, universitaire, Tunis; ...