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A Rennes 2, les étudiants s’organisent pour maintenir leur mobilisation
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(afp) "Lundi, on était plus de 4.000 à voter le blocage, Rennes 2 a été la première AG de France", s'exclame Luc, 26 ans. Assis en tailleur sur le gazon, une vingtaine d'étudiants débattent des moyens de maintenir la mobilisation et des arguments des "blos et anti-blos", les pro et anti-blocage.
A l'entrée du hall B, qui sert de lieu de conférences et de débats, et aussi de dortoir, une banderole proclame: "Cheminots, étudiants, faisons dérailler le gouvernement". "Education à sac, bloque ta fac", lit-on sur une autre.
Souvent citée en exemple de la colère étudiante, Rennes 2, bloquée depuis dix jours, s'est mobilisée avec retard contre la loi ORE, accusée d'instaurer une sélection à la fac. "On s'y prenait mal pour mobiliser, mais la semaine dernière a été un vrai temps pédagogique pour expliquer aux étudiants le contenu de la loi, ça a permis de grossir la mobilisation", souligne Edouard Le Bert, membre de l'Unef.
Depuis le 9 avril, les entrées sont obstruées de tables et de chaises, à l'exception de la bibliothèque et du restaurant universitaire.
Les étudiants ont installé une petite piscine gonflable. Nawelle, 20 ans, est en première année d'archéologie. "C'est sûr que si la réforme était passée avant, jamais je n'aurais pu faire archéo avec mon bac pro", assure l'étudiante, qui sèche au soleil en maillot de bain.
Même constat pour Klervia, 19 ans, étudiante en arts du spectacle, qui "s'épanouit à la fac" après avoir décroché de justesse un bac technologique. "Je fais du théâtre depuis que je suis en primaire et je veux être comédienne. Avec la réforme, c'est sûr qu'on m'aurait dit que le niveau à la fac était trop élevé pour moi", tonne-t-elle.
- "Classements aléatoires" -
Dans une tribune publiée mardi sur le site EducPros, le président de Rennes 2 Olivier David, ainsi que cinq autres présidents d'université, demandent au gouvernement d'"ouvrir des négociations pour sortir de l'impasse".
Une position que les étudiants saluent, même si la plupart réclament le retrait de la réforme. "Ce n'est pas parce qu'une loi est déjà votée qu'on ne peut pas obtenir son retrait", estime Luc, étudiant en histoire.

Un manifestant brandit une pancarte "Examens en chocolat" pendant la manifestation interprofessionnelle à l'appel de la CGT et de Solidaires à Rennes le 19 avril 2018, à laquelle ont participé massivement les étudiants (AFP - Damien MEYER)
Après avoir massivement participé à la manifestation organisée pour la "convergence des luttes", les étudiants s'organisent pour que la mobilisation ne fléchisse pas pendant les vacances universitaires, qui démarrent vendredi.
Dans le bâtiment le "Bayou", les idées s'affichent sur des agendas placardés sur les murs: comités de mobilisation, d'occupation, projections de films, atelier mouvement social, conférence gesticulée sur les classes sociales, intervention d'une retraitée ayant fait mai 68, formation juridique...
Des dizaines de tags ont fleuri: "Ici c'est pas des émeutes en chocolat", lit-on. Ou encore "Noyons Macron et la sélection dans le Bayou".
"On fait le ménage tous les matins", assure Klervia, pour couper court aux critiques d'une occupation anarchique des lieux formulées par les "antiblos".
Les étudiants ont réservé un espace pour les "dons à la ZAD" de Notre-Dame-des-Landes.
Chez les professeurs, nombreux sont ceux qui soutiennent les étudiants et refusent d'appliquer la réforme. "Personne n'aura le temps d'éplucher des milliers de dossiers qui vont être moulinés par l'application Parcoursup, sans intervention intellectuelle", assure Philippe Blanchet, professeur au département de communication.
"On va aboutir à des classements aléatoires fondés sur les appréciations données dans les lycées, y compris pour des disciplines qui n'existent pas au lycée", déplore-t-il.




