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Au Brésil dans l’ombre de Bolsonaro, Hamilton Mourao un vice-président controversé
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Coupable de sorties racistes envers les Noirs et les Indiens, admirateur d'un tortionnaire, en faveur d'actions de l'armée, ce général de réserve inquiète.
BRÉSIL - Hamilton Mourao, choisi comme vice-président par le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro, élu dimanche 28 octobre président du Brésil, est un général de réserve et un habitué -comme son chef de file- des déclarations extrêmement polémiques.
Il y a an, bien avant d'être d'être nommé candidat à la vice-présidence sur le ticket de Jair Bolsonaro, le général Hamilton Mourao avait déjà défrayé la chronique. Lors d'un événement organisé par une loge de francs-maçons, il avait affirmé que l'armée serait obligée d'"imposer une solution" si la situation politique du pays continuait à se dégrader.
En février, lors de son discours de départ de l'armée, il a avait qualifié de "héros" le colonel Brilhante Ustra, ancien chef des services de renseignement sous la dictature militaire et tortionnaire notoire adulé par Jair Bolsonaro. Au départ, Hamilton Mourao, 65 ans, était loin d'être le premier choix du candidat d'extrême droite, qui a essuyé plusieurs refus. Jair Bolsonaro espérait avoir pour colistier un autre général autrement plus reconnu et consensuel, Augusto Heleno Ribeiro Pereira, ex-commandant en chef des forces de la mission de l'ONU en Haïti en 2004 et 2005.
Mourao a remplacé Bolsonaro après qu'il a été poignardé
Dans l'impossibilité de rejoindre le ticket Bolsonaro à cause du refus de son parti, le général Heleno a tout de même participé activement à la campagne et est pressenti au ministère de la défense. Son chef de file ayant été écarté de la campagne de longues semaines après avoir été poignardé en plein bain de foule le 6 septembre, le général Mourao s'est retrouvé plus souvent que prévu en première ligne, au point d'être considéré comme quelque peu encombrant par l'entourage du candidat.
Lui-même fils de général, Hamilton Mourao est né à Porto Alegre (sud), mais ses parents sont originaires d'Amazonie et ont des racines indiennes. Cela ne l'a pas empêché d'affirmer début août, lors sa première apparition publique en tant que colistier de Bolsonaro, que le Brésil était plombé par un héritage issu de "l'indolence des Indiens et de la roublardise des Noirs".
Le général a déclenché une nouvelle levée de boucliers à la mi-septembre en déclarant que les familles monoparentales sans figure paternelle étaient des "fabriques à individus non intégrés qui ont tendance à grossir les rangs des narcotrafiquants". Mais ce qui a surtout causé du tort à Bolsonaro est un entretien dans lequel le général insinuait lors d'une conférence que le 13e mois des salariés devrait être supprimé. Il avait été sèchement recadré par Jair Bolsonaro, qui lui a reproché de trop parler.
Il se félicite du "blanchiment de la race" chez son petit fils
De même, selon le magazine Epoca, le général avait reçu le mois dernier de nombreux appels sur son téléphone portable de hauts gradés l'appelant à "se calmer" après des propos selon lesquels une nouvelle Constitution pourrait être nécessaire au Brésil en cas d'anarchie, une Constitution qui ne serait "pas nécessairement élaborée par les élus du peuple". "C'est une opinion toute personnelle de Mourao", avait déclaré un général au magazine, évoquant "un éclat de la part de quelqu'un qui n'a aucune expérience politique".
Le général Mourao avait également affirmé, sans aucune preuve que l'homme ayant tenté d'assassiner Jair Bolsonaro le 6 septembre "était du PT", le Parti des travailleurs de Fernando Haddad. Il a été très vite établi par la police que cet homme avait agi seul et n'était pas membre du parti fondé par l'ex-président Lula.
Dans la suite de la campagne, le général a moins parlé, mais a tout de même suscité une nouvelle fois la polémique à la veille du premier tour. En arrivant avec son petit-fils dans un aéroport, le candidat à la vice-présidence avait déclaré: "Il est mignon, vous avez-vu? Le blanchiment de la race", montrant le petit garçon à la peau plus claire que lui.
Pendant l'entre-deux tours, il ne s'est exprimé que pour se défendre de l'accusation du chanteur Geraldo Azevedo, qui a affirmé lors d'un concert le week-end dernier que le général de réserve avait été un de ses tortionnaires. "Il m'accuse de l'avoir torturé en 1969. Cette année-là, j'avais 15, 16 ans et j'étais au collège. Je n'ai jamais vu un mensonge aussi ridicule", a-t-il affirmé mardi, avant que le musicien ne se rétracte.




