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Ce que dit la presse étrangère des gilets jaunes
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://www.bfmtv.com/international/les-gilets-jaunes-ce-qu-en-dit-la-presse-etrangere-1574536.html
Ces derniers jours, et davantage encore après les manifestations de ce week-end, la presse internationale s'est intéressée au mouvement des gilets jaunes, à ses origines, à ses ressorts et à ses conséquences politiques. Son caractère inédit a frappé les observateurs étrangers.
En-dehors de nos frontières, les gilets jaunes perdent beaucoup de leur notoriété. Enfin, c'est ce que l'on pourrait croire mais l'impression est trompeuse: à l'étranger, ils vont simplement sous d'autres noms, preuve de leur succès auprès de la presse internationale. Ainsi, dans le monde anglo-saxon, on est intrigué par ce mouvement français des "Yellow jackets" ("vest" se substituant parfois à "jacket" sous les plumes britanniques), en Espagne par les "chalecos amarillos" ou encore en Allemagne par les "Gelbe Westen". Les manifestations de ce week-end, notamment le cortège des Champs-Elysées, ont encore accru cet intérêt.
Cette fois, "c'est différent"
Beaucoup, cependant, rappellent, comme El Pais, qu'on a appris à connaître les Français et leur tendance à exporter leurs colères et leurs aspirations politiques dans la rue. Le journal espagnol évoque ainsi une "manifestation aux contours mal définis et qui s'inscrit dans la longue histoire de contestation sociale et de vocation pour la protestation urbaine". "Les mouvements protestataires français vont et viennent", accorde le New York Times avant toutefois de certifier que "celui-ci est différent".
Et si le phénomène apparaît comme "différent", c'est avant tout parce qu'il semble méconnaissable. Les médias du monde entier notent ainsi que la contestation est informe, et se revendique comme telle. El Pais décrit un "mouvement transversal" dans ce portfolio et son compatriote ABC relève qu'il s'agit d'un ensemble "sans leader visible ni organisation concrète reconnue". Lesdites "organisations concrètes reconnues", à commencer par les partis politiques, sont les premières désemparées devant l'événement au point que, à l'instant où la presse étrangère lorgne sur nous, elles prennent à leur tour des points de repère internationaux selon ce média. "L'extrême gauche espère quelque chose ressemblant à la naissance de Podemos. L'extrême droite espère que les "gilets jaunes" français se transforment en quelque chose de similaire à la Ligue du nord italienne", peut-on lire.
ABC esquisse ensuite le portrait-robot des populations mises aux prises par cette actualité troublée:
"Le Français moyen a des amis ou de la famille vivant dans des petits villages: d'où une grande solidarité et une compréhension. A l'inverse, les élites intellectuelles, culturelles et sociales, ont toujours considéré cette France profonde comme un peu 'archaïque' et 'provinciale'. Les gilets jaunes sont la révolte de cette France profonde contre les élites parisiennes, qu'Emmanuel Macron incarne de manière archétypique".
Un avenir en suspens
Pour tous, donc, la chose est claire: il s'agit d'un mouvement inédit et un peu foutraque, à la destinée politique encore incertaine, sur fond de fossé sociologique et social. Mais dans l'idée d'aller plus loin, il faut encore soupeser les chances de victoire des gilets jaunes. Sur ce point, le débat demeure. Dans sa tribune publiée par le site du Guardian, le journaliste et économiste Will Hutton livre cette analyse:
"Et tandis que les gilets jaunes (ndlr: cette fois, en français dans le texte) sont efficaces pour le moment, ils sont éphémères, un peu comme le mouvement 'Occupy' il y a une décennie. Les contre-pouvoirs efficaces doivent être intégrés aux institutions et disposer de ressources conséquentes. Le système politique français, qui confère un si grand pouvoir à la présidence, implique une protestation non-parlementaire, bien que son irrégularité et sa brève espérance de vie la rende inefficace à terme".
De manière plus lapidaire, le quotidien new yorkais tient la position contraire: "Le mouvement a imposé à l'attention rétive du gouvernement un message qui, selon les observateurs, ne va pas s'envoler de sitôt: 'Nous sommes en danger'". Citant à nouveau des "observateurs", le journal poursuit: "C'est le caractère amorphe du mouvement qui en fait la nouveauté, la puissance et le danger potentiel pour Emmanuel Macron".
Car, correspondants ou éditorialistes installés dans leur capitale le disent: la balle est à présent dans les mains du président de la République, qui doit annoncer mardi de nouvelles mesures pour essayer de mieux faire passer la pilule, comme le souligne le Guardian dans cet article. Mais la presse internationale adopte un ton généralement assez dur à son endroit, semblant parfois reprendre à son compte l'accusation en déconnexion vis-à-vis des réalités du quotidien.
Et soudain, Donald Trump
Un autre président s'est invité dans ce jeu de quilles déjà bien dérangé, remarque ici le Washington Post: Donald Trump. Le grand titre de la capitale américaine remarque que le chef d'Etat a saisi "une nouvelle occasion" de "dire du mal" de la France, après ses sorties internet contre Emmanuel Macron avant et après sa visite du 11-novembre. "Qu'est-ce qui l'a énervé? Apparemment que des milliers de gens descendent dans la rue pour des revendications n'impliquant pas les intérêts américains", analyse le Washington Post. En effet, dimanche, dans un tweet ayant tous les airs du hors sujet, Donald Trump commentait:
"Les manifestations importantes et violentes en France ne prennent pas en compte l'ampleur du mauvais traitement à l'égard des Etats-Unis en matière de commerce par l'Union européennes ou au sujet de de paiements raisonnables et décents de notre GRANDE protection militaire. On doit régler ces deux problèmes rapidement".
Les gilets jaunes sont décidément dans toutes les têtes du globe.






