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Brésil: la suppression du ministère du Travail confirmée
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Il n'y aura pas de ministère du Travail dans le gouvernement du président élu Jair Bolsonaro au Brésil, a confirmé lundi un haut responsable de l'exécutif qui entrera en fonctions le 1er janvier, levant ainsi une incertitude.
Les attributions du ministère du Travail seront attribuées "principalement" à celui de la Justice, ainsi qu'à ceux de l'Économie et de la Citoyenneté, nouvellement créé, a déclaré Onyx Lorenzoni, le futur ministre de la Maison Civile (à mi-chemin entre Premier ministre et chef de cabinet), actuellement chargé de la transition.
Jair Bolsonaro avait annoncé début novembre la disparition du ministère du Travail, dans le cadre de son plan de réduction du nombre de ministères, ce qui avait soulevé les critiques du ministère visé et des centrales syndicales. Puis ses déclarations avaient laissé entendre qu'il était revenu sur sa décision.
Le futur chef d'État d'extrême droite a laissé transparaître des hésitations comparables concernant d'autres ministères, comme celui de l'Environnement.
Lundi, dans un nouveau communiqué, l'actuel ministère du Travail, dirigé par Caio Viera de Mello, a estimé que "démembrer" ce portefeuille portait atteinte à la Constitution.
"Diluer les attributions du ministère du Travail entre plusieurs portefeuilles, sans l'adoption de mesures de compensation démocratique, ferait disparaître un des cadres où se promeut le dialogue entre les travailleurs, les employeurs et l'État régulateur, essentiel pour garantir l'équilibre des relations professionnelles", avance aussi le ministre.
Pour Vagner Freitas, président du syndicat CUT, proche du Parti des travailleurs de l'ex-président Lula (PT, gauche), la suppression de ce ministère, dans un pays qui compte 13 millions de chômeurs et 43% d'économie informelle, est "un manque de respect envers la classe laborieuse et un cadeau aux patrons".
Onyx Lorenzoni a présenté la structure "en principe définitive" du gouvernement Bolsonaro, comptant 22 ministères, "20 fonctionnels et deux éventuels".
Après son élection en octobre, Jair Bolsonaro avait promis de réduire de moitié le nombre de ministères actuels, qui est de 29. Mais pour des raisons de "fonctionnalité", il a laissé comprendre que la promesse ne serait pas entièrement tenue.
Le président élu a pour l'heure nommé 20 ministres, dont sept militaires, pour son futur gouvernement qui s'annonce libéral sur le plan économique, et conservateur sur les questions de société. Il doit encore nommer les responsables chargés de l'Environnement et des Droits humains.




