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    Autour de la grève de la RATP : le dépôt de bus et le ministre

    ratp

    Brève publiée le 15 septembre 2019

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    https://aplutsoc.org/2019/09/15/autour-de-la-greve-de-la-ratp-le-depot-de-bus-et-le-ministre/

    Le blog de la section du Val de Marne du POID a fait un reportage vivant sur la grève dans l’important dépôt de bus RATP de Saint-Maur des Fossés, notamment au travers de l’interview du responsable de la section locale FO.

    On retiendra en particulier de ce récit la présence de 9 cars de CRS venant menacer les grévistes et le piquet de grève du dépôt. Les chefs des CRS se permettant même de pénétrer dans les lieux pour observer alors que le directeur du site se veut rassurant en leur affirmant que « tout va bien, vous pouvez partir .. ». Une autre source locale nous a rapporté que non contents de faire sentir une présence menaçante, les flics, en l’occurrence les RG, ont débarqué à la direction du dépôt pour exiger les noms des « meneurs et grévistes virulents », selon leurs propres termes.

    On rappellera au passage que depuis l’adoption des dernières lois dites anti-terroristes, des salariés des entreprises de transports (RATP, SNCF, …) ont été suspendus ou licenciés sans possibilité de recours face à des procédures policières administratives dont les motivations restent cachées. On ne peut que s’inquiéter de cette façon de dresser des listes de « meneurs et grévistes virulents ».

    Il est étonnant que malgré les menaces déployées contre la grève RATP du 13 septembre, et alors même que cette grève réussie marquait le premier acte de la résistance des salariés face au projet de retraite par points, la direction du PCF ait choisi d’inviter le 14 septembre à la Fête de l’Humanité le ministre de la casse des retraites Delevoye pour « débattre » avec le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

    La veille, ils laissent planer l’ombre de leurs matraques, leurs porte-voix – Pécresse et Berger- réclament la réquisition des grévistes, mais le lendemain il faudrait se précipiter pour leur offrir un micro, une tribune ?? Pour leur permettre de justifier la baisse des pensions ?? Pour le convaincre lui, Delevoye, d’être gentil avec nous, les salariés ??

    La direction de la Fête de l’Humanité aurait mieux fait de payer le billet à un orateur issu du mouvement ouvrier suédois pour nous expliquer la douleur infligée aux retraités de ce pays par ce système de retraite à points. N’a-t-elle pas offert un billet à Dilma Roussef pour le meeting international pour la libération de Lula du samedi soir ?

    Une anecdote supplémentaire vient couronner le tout : le sinistre Alexande Benalla, garde prétorien (réserviste ??), est venu se pavaner sur le lieu de la Fête de l’Huma et a lancé quelques tweets provocants à l’adresse de Mélenchon. Ainsi on a un tableau complet du dispositif du régime : le « dialogue social » et la matraque.

    L’heure n’est pas au « dialogue social » avec le pouvoir macronien décidé à infliger une baisse substantielle des pensions. L’heure n’est pas aux illusions sur les intentions de ces messieurs-dames qui sont prêts à donner de la matraque et du LBD dès qu’ils sentiront le mouvement de riposte croître.

    Non, l’heure est à affirmer qu’il y a une perspective politique dans ce pays : celle de l’affrontement social général et central, pour nos retraites, contre Macron.

    Venez en discuter avec Aplutsoc le dimanche 20 octobre 14h au Maltais rouge, 40 rue de Malte, Paris, métro Oberkampf ou République.