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Chili: grève et manifestations à l’appel des syndicats et étudiants
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Des barricades incendiées et des blocages de sites miniers ont marqué le début d’une journée de grève convoquée par le principal syndicat du pays, soutenu par de nombreux secteurs, comme les étudiants.
Les revendications portent notamment sur une réforme du code du travail, une amélioration du salaire minimum (à 490 dollars par mois contre 380 actuellement) et un remplacement du système des retraites privé par un système public cofinancé par les salariés et les employeurs.
A l’appel de la Centrale syndicale unitaire des travailleurs (CUT), soutenue par les étudiants, une dizaine de barrages ont été dressés jeudi matin sur divers accès à Santiago, provoquant des embouteillages à l’heure de pointe, selon la police.
«De l’avis du gouvernement, les raisons aujourd’hui pour faire grève dans le pays sont inexistantes», a déclaré pour sa part dans une conférence de presse, le ministre de l’Intérieur, Andrés Chadwick.
Il a précisé qu’à la mi-journée 26 personnes avaient été interpellées pour des désordres.
Selon l’Association nationale des employés des impôts, 90% des fonctionnaires syndiqués dans cette branche ont observé le mouvement de grève.
Au petit jour, aux abords de la Gare centrale, un groupe s’en est pris à un autobus qui a été incendié après en avoir fait descendre les passagers. De nombreuses forces de l’ordre ont été déployées dans la capitale.
Les accès aux principaux sites miniers de la compagnie publique Codelco, plus important producteur de cuivre au monde, ont également été bloqués, selon les syndicats des travailleurs du cuivre.
Sur son compte Twitter, l’entreprise a assuré que «malgré des problèmes d’accès, tous les sites travaillent normalement», à part un, où le premier quart a été retardé.
Cette nouvelle journée de manifestations intervient à quatre mois de l’élection présidentielle du 17 novembre, dans un climat de mobilisations récurrentes du secteur étudiant en faveur d’un système éducatif gratuit et de qualité en replacement de l’actuel, cher et inégalitaire, hérité de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990).
L’appel à la grève nationale a été relayé également par les employés du fisc, de l’état civil, des crèches, des douanes ou encore de l’aviation civile.
L’aéroport de Santiago fonctionnait toutefois normalement jeudi matin, et les majorités des commerces de la capitale étaient ouverts.




