Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Vienne, l’utopie réalisée du logement pour tous (27/06)
- CANICULE 2026 - Plan d’urgence du groupe parlementaire de La France insoumise (27/06)
- Pour Anasse et tous les soutiens à la Palestine : interventions (25/06)
- Scandale sur France Culture – Pour salir Mélenchon et réhabiliter Le Pen, Guillaume Erner diffuse un montage mensonger (25/06)
- La Banque de France identifie des signaux financiers comparables à l’avant crise des subprimes de 2008 (25/06)
- Leçons iraniennes (25/06)
- Réflexions caniculaires. La sortie du capitalisme est plus nécessaire que jamais (25/06)
- Revivez la fête de la musique de la France insoumise (24/06)
- Austérité et dérégulation : la Commission a présenté ses recommandations pour la France (24/06)
- Le gouvernement détourne les aides de l’Ademe pour financer l’un des plus gros pollueurs de France (24/06)
- Lordon : fermer la Bourse (24/06)
- Pro-nationalisations, pro-Israël ? Qui est vraiment Andy Burnham ? (24/06)
- Manuel Bompard sur TF1 ce mercredi (24/06)
- Quelle stratégie pour vaincre l’empire états-unien ? (23/06)
- Dossiers enterrés par la France et investigations ? Jean-Baptiste Rivoire (22/06)
- Intelligence Artificielle : Notre humanité en péril ? Eric Sadin (22/06)
- Manu Bompard et Manon Aubry dans les médias ce dimanche (21/06)
- Marx 2026 avec Contretemps (20/06)
- Tribune : "Nous condamnons un projet de société fondé sur la marginalisation de l’être humain et la destruction de notre milieu de vie" (20/06)
- La diplomatie française recrute des trolls pour faire la "guerre informationnelle" (20/06)
- Joseph Choonara : Où va le capitalisme ? (20/06)
- Mélenchon, personnalité préférée des ouvriers et des jeunes, loin devant Jordan de Monaco (20/06)
- En Iran, un changement de régime a eu lieu (19/06)
- La justice autorise le concert antiraciste de LFI interdit par la macronie (19/06)
- Quel retour pour l’anarchisme ? (19/06)
Liens
Fin de la grève à la SNCM après les engagements du gouvernement
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
MARSEILLE, 09 jan 2014 (AFP) - Les salariés de la SNCM, paralysée depuis le 1er janvier par une grève, ont voté jeudi à l'unanimité la fin du mouvement au lendemain d'une réunion avec le gouvernement, qui s'est engagé sur un renouvellement de la flotte et une nouvelle règlementation sociale.
Les membres de l'intersyndicale, visiblement satisfaits, se sont fait ovationner par leurs collègues, lors d'une assemblée générale à bord d'un des bateaux de la compagnie, le Danielle-Casanova.
Dans la matinée, ils avaient détaillé aux salariés les avancées obtenues au ministère des Transports et rencontré la direction de l'entreprise, qui a également salué cette issue, se disant "confortée dans son projet stratégique".
Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, s'est félicité au Sénat du fait que "l'esprit de responsabilité" ait "dominé dans ce dossier".
Il a fallu huit jours de grève pour que le ministre rencontre les syndicats sur l'ensemble du dossier, après avoir été interpellé par le sénateur-maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, et le président PS de la région Paca, Michel Vauzelle.
"Nous avons obtenu deux engagements forts: la régulation de la concurrence dans un milieu très concurrentiel entre la Corse et le continent et le lancement du projet industriel", a expliqué à l'issue de l'AG le représentant CFE-CGC des officiers, Pierre Maupoint de Vandeul, qui prévient néanmoins qu'ils resteront vigilants.
Concernant le second point, la Banque publique d'investissement (bpiFrance) et la Caisse des dépôts (CDC) vont étudier "les solutions financières" en vue de l'achat de quatre bateaux. Deux navires propulsés au gaz, de type cargo mixte, doivent être commandés avant fin juin, selon le relevé de décisions du ministère que l'AFP a pu consulter, pour une livraison en 2016.
Cette commande, prévue dans le plan de sauvegarde que les actionnaires (Transdev à 66%, État à 25%, salariés à 9%) avaient voté au printemps, puis en septembre, était assortie d'efforts sociaux de la part des salariés, qui ont d'ores et déjà accepté la suppressions de 500 emplois et l'augmentation du temps de travail pour les marins.
Mais ce plan de redressement n'avait cessé d'être repoussé, Veolia agitant le spectre d'un dépôt de bilan, au grand dam des syndicats et de la direction qui voient dans ce plan la clé d'un retour à l'équilibre de la société.
Des difficultés chroniques
==========================
Deuxième point crucial pour l'avenir de l'opérateur historique des liaisons Corse-continent, la "distorsion de concurrence" créée, selon la SNCM, par la compagnie privée Corsica Ferries, aux navires battant pavillon italien et aux équipages multinationaux.
"Ce que nous avons obtenu, c'est que, dès lors que les salariés, français ou étrangers travaillent entre deux ports français, ils bénéficient du droit du travail français" et donc "de contrats français, des conventions collectives françaises et des minima salariaux français", a précisé le délégué de la CGT-Marins, Frédéric Alpozzo.
Le ministère travaille à l'élaboration d'un décret anti-dumping social, "unique en Europe", avait assuré mercredi Frédéric Cuvillier, promettant "des règles qui sont les mêmes pour tous".
"Nous respectons déjà les conventions collectives françaises", a assuré à l'AFP le directeur général de la Corsica Pierre Mattei, regrettant "le dénigrement" dont elle a fait l'objet pendant le conflit.
"Si le décret n'est pas conforme à la loi européenne, on le fera vérifier", a-t-il ajouté.
La SNCM, compagnie comptant 2.600 salariés, aux difficultés chroniques, devra désormais affronter ses problèmes d'actionnariat. Selon les syndicats, M. Cuvillier a promis "un actionnariat temporaire stabilisé".
Il devra, dans un premier temps, lancer le plan industriel et gérer la double condamnation de la compagnie par Bruxelles à rembourser 440 millions d'euros d'aides jugées illégales, avant d'examiner, dans un second temps, l'évolution de l'actionnariat.
M. Cuvillier s'est engagé à ouvrir une table ronde sur cet "actionnariat du futur", indispensable étant donné que Veolia, qui devait récupérer en direct les 66% détenus par Transdev, coentreprise formée avec la Caisse des dépôts, souhaite se désengager.
Les rotations de bateaux de la SNCM devraient reprendre jeudi soir ou vendredi. La grève, qui a entraîné l'immobilisation de six navires desservant la Corse et le Maghreb, a affecté 8.000 passagers au total pour une perte de recettes chiffrée à 1,25 million d'euros.
Egalement touchée par le mouvement avec trois bateaux bloqués à quai, La Méridionale, co-détentrice avec la SNCM de la délégation de service public (DSP) pour les liaisons entre l'île de Beauté et Marseille de 2014 à 2023, avait voté jeudi matin la reprise du travail après les avancées obtenues sur le pavillon.
Les membres de l'intersyndicale, visiblement satisfaits, se sont fait ovationner par leurs collègues, lors d'une assemblée générale à bord d'un des bateaux de la compagnie, le Danielle-Casanova.
Dans la matinée, ils avaient détaillé aux salariés les avancées obtenues au ministère des Transports et rencontré la direction de l'entreprise, qui a également salué cette issue, se disant "confortée dans son projet stratégique".
Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, s'est félicité au Sénat du fait que "l'esprit de responsabilité" ait "dominé dans ce dossier".
Il a fallu huit jours de grève pour que le ministre rencontre les syndicats sur l'ensemble du dossier, après avoir été interpellé par le sénateur-maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, et le président PS de la région Paca, Michel Vauzelle.
"Nous avons obtenu deux engagements forts: la régulation de la concurrence dans un milieu très concurrentiel entre la Corse et le continent et le lancement du projet industriel", a expliqué à l'issue de l'AG le représentant CFE-CGC des officiers, Pierre Maupoint de Vandeul, qui prévient néanmoins qu'ils resteront vigilants.
Concernant le second point, la Banque publique d'investissement (bpiFrance) et la Caisse des dépôts (CDC) vont étudier "les solutions financières" en vue de l'achat de quatre bateaux. Deux navires propulsés au gaz, de type cargo mixte, doivent être commandés avant fin juin, selon le relevé de décisions du ministère que l'AFP a pu consulter, pour une livraison en 2016.
Cette commande, prévue dans le plan de sauvegarde que les actionnaires (Transdev à 66%, État à 25%, salariés à 9%) avaient voté au printemps, puis en septembre, était assortie d'efforts sociaux de la part des salariés, qui ont d'ores et déjà accepté la suppressions de 500 emplois et l'augmentation du temps de travail pour les marins.
Mais ce plan de redressement n'avait cessé d'être repoussé, Veolia agitant le spectre d'un dépôt de bilan, au grand dam des syndicats et de la direction qui voient dans ce plan la clé d'un retour à l'équilibre de la société.
Des difficultés chroniques
==========================
Deuxième point crucial pour l'avenir de l'opérateur historique des liaisons Corse-continent, la "distorsion de concurrence" créée, selon la SNCM, par la compagnie privée Corsica Ferries, aux navires battant pavillon italien et aux équipages multinationaux.
"Ce que nous avons obtenu, c'est que, dès lors que les salariés, français ou étrangers travaillent entre deux ports français, ils bénéficient du droit du travail français" et donc "de contrats français, des conventions collectives françaises et des minima salariaux français", a précisé le délégué de la CGT-Marins, Frédéric Alpozzo.
Le ministère travaille à l'élaboration d'un décret anti-dumping social, "unique en Europe", avait assuré mercredi Frédéric Cuvillier, promettant "des règles qui sont les mêmes pour tous".
"Nous respectons déjà les conventions collectives françaises", a assuré à l'AFP le directeur général de la Corsica Pierre Mattei, regrettant "le dénigrement" dont elle a fait l'objet pendant le conflit.
"Si le décret n'est pas conforme à la loi européenne, on le fera vérifier", a-t-il ajouté.
La SNCM, compagnie comptant 2.600 salariés, aux difficultés chroniques, devra désormais affronter ses problèmes d'actionnariat. Selon les syndicats, M. Cuvillier a promis "un actionnariat temporaire stabilisé".
Il devra, dans un premier temps, lancer le plan industriel et gérer la double condamnation de la compagnie par Bruxelles à rembourser 440 millions d'euros d'aides jugées illégales, avant d'examiner, dans un second temps, l'évolution de l'actionnariat.
M. Cuvillier s'est engagé à ouvrir une table ronde sur cet "actionnariat du futur", indispensable étant donné que Veolia, qui devait récupérer en direct les 66% détenus par Transdev, coentreprise formée avec la Caisse des dépôts, souhaite se désengager.
Les rotations de bateaux de la SNCM devraient reprendre jeudi soir ou vendredi. La grève, qui a entraîné l'immobilisation de six navires desservant la Corse et le Maghreb, a affecté 8.000 passagers au total pour une perte de recettes chiffrée à 1,25 million d'euros.
Egalement touchée par le mouvement avec trois bateaux bloqués à quai, La Méridionale, co-détentrice avec la SNCM de la délégation de service public (DSP) pour les liaisons entre l'île de Beauté et Marseille de 2014 à 2023, avait voté jeudi matin la reprise du travail après les avancées obtenues sur le pavillon.




