[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC Articles traduits en castillan Articles traduits en anglais Articles traduits en allemand Articles traduits en portugais

Newsletter

Ailleurs sur le Web [RSS]

Lire plus...

Twitter

Samedi, au-delà des émeutes, quelque chose de très fort s’est produit !

Par Tristan Daul (13 février 2017)
Tweeter Facebook

Le rassemblement de ce samedi à Bobigny fût loin d'être ce que nous présentent seulement les médias, a savoir un simple déchaînement de violences.

Au contraire : cela faisait bien longtemps qu'un tel rassemblement, regroupant majoritairement des habitant.e.s des quartiers populaires, n'avait pas eu lieu.

Dès 16 heures, la place devant le tribunal de grande instance de Bobigny était noire de monde. La tension était perceptible dans la foule, tant due à la colère suite au viol de Théo par 4 policiers que par les prises de paroles successives, très engagées.

Successivement ont été dénoncées les violences policière systématiques que subissent les habitant.e.s des quartiers populaires. Il a été rappelé que chaque jours, les contrôles au faciès étaient de rigueur, auxquels s'ajoutent des insultes racistes, des attouchements, des coups et blessures.

Les intervenant.e.s ont aussi rappelé le lien direct entre la gestion ultra-repressive des quartiers populaires et l'ordre colonial imposé en Afrique.

Au delà de ces dénonciations, un très vif sentiment anti-policier régnait dans le rassemblement, d'autant que des flics et des baqueux, armures et flasballs en main surplombaient la foule.

Des « flics, porcs, assassins », « tout le monde déteste la police » ou encore « Zyed, Bouna, Théo et Adama, on n'oublie pas, on n'pardonne pas » étaient régulièrement scandés par la foule.

Vers 17h30 ont éclatés des affrontements auxquels la police a jugé bon de mettre fin en aspergeant littéralement la place de gaz lacrymogènes et en tirant sur la foule depuis la passerelle, tout en cadenassant progressivement le parc, réduisant progressivement les issues possibles.

S'en sont suivis des affrontements dans toute la ville ainsi que 37 interpellations après un saccage en règle de mobilier urbain, distributeurs de billets et magasins.

Au delà de ces affrontements, une chose s'est dégagée nettement de ce rassemblement : la volonté d'en découdre avec cet État raciste, dans lequel des flics violeurs et des meurtriers sont protégés par la justice.

Face à cela, l'organisation est la solution. La marche pour la Justice et la Dignité du 19 mars s'annonce comme étant une date très importante pour ces combats.

#justicepourthéo

#justicepouradama

Télécharger au format pdf

Ces articles pourraient vous intéresser :

France

Se saisir du moment: Frapper ensemble Macron et son gouvernement

Le spectre qui plane depuis 20 ans vient de ressurgir. « Les banlieues » sont revenues percuter l'espace politique de la plus franche des façons, par l'émeute, la révolte, l'affrontement direct contre les symboles de l'Etat, les forces de répressions, les magasins de première nécessité ou de prêt à porter et quelques fois des bijouteries, des enseignes de luxe, un Apple store à Paris et, à Marseille, d'une armurerie.

  Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

Répression policière

La police en roue libre : le refus d’obtempérer ne doit donner aucun permis de tuer !

Dans la matinée du samedi 4 juin à Paris, dans des rues fréquentées du XVIIIe arrondissement, Rayana, jeune femme de vingt-et-un ans, a été tuée par la police d’une balle dans la tête. Contrairement à ce qu’essaient de faire maladroitement croire les syndicats de police et une large partie des éditorialistes et chroniqueurs politiques sur les chaînes d’info en continu, cette mort est à tout point de vue insupportable, et elle témoigne une nouvelle fois, de la façon la plus tragique, de la violence injustifiée que ne cesse d’exercer la police française, parce qu’on lui en donne (toujours plus) les moyens.

  Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook