[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC Articles traduits en castillan Articles traduits en anglais Articles traduits en allemand Articles traduits en portugais

Agenda militant

    Actualités et analyses [RSS]

    Lire plus...

    Newsletter

    Twitter

    Front anticapitaliste : une notion qui ne passe pas ?

    Par Julien Varlin (10 février 2015)
    Tweeter Facebook

    Nous sommes plusieurs camarades à avoir signé une motion proposant de défendre des « fronts anticapitalistes » et en particulier de répondre favorablement à la proposition d’Alternative Libertaire. Cette motion a été votée majoritairement dans l’assemblée générale de la Meuse, et a été portée devant le congrès. Malheureusement, les délégués ont très majoritairement voté contre. Seuls 27 délégués se sont prononcés pour, dont les 13 de la P5. C’est désolant !

    Le camarade qui a pris le micro pour appeler à voter contre l’a fait en invoquant de mauvaises expériences avec des syndicalistes militants d’AL. Il semble en effet que lors de la mobilisation à la SNCF de juin 2014 certains militants de Sud Rail ont fait obstacle au dépassement des syndicats par des structures à la fois plus unitaires et plus auto-organisées (en particulier l’AG des AG regroupant des délégués des gares parisiennes). C’est un débat fondamental à avoir, d’ailleurs plus important que l’éternel débat avec les libertaires sur l’utilisation ou non des élections comme tribune.

    Pour autant, est-ce que cet argument suffit ? Pour ne parler que de la question de l’intervention dans les luttes et de l’auto-organisation, nous n’avons pas moins de divergences avec Lutte ouvrière. Sur bien d’autres questions (écologie, lutte contre l’islamophobie...) nous sommes certainement plus proches d’AL que de LO. Et pourtant nous réalisons de fait des « fronts anticapitalistes » avec LO, comme lorsque nous avons mené des campagnes électorales communes. Pourquoi ne pas faire également des campagnes non-électorales communes avec AL là où c’est possible ?

    Des meetings, collages ou manifestations ensemble pourraient enclencher des dynamiques intéressantes. On peut même aller plus loin : cela pourrait sauvegarder l’apparition des anticapitalistes, dans de nombreux comités affaiblis où le risque de démoralisation et de disparition est bien réel. Des rapprochements politiques entre anticapitalistes pourraient également favoriser le rapprochement des syndicalistes combatifs, même si le courant « lutte de classe » que nous souhaitons ne devra pas poser comme préalable d’être anticapitaliste.

    Personne ne prétend que les « fronts anticapitalistes » seraient la clé pour débloquer une situation globalement difficile. En particulier, ils ne visent pas à contourner la recherche de l’unité d’action (« front unique ») avec les organisations réformistes qui influencent de nombreux-se-s travailleur-se-s.

    Mais pour ce qui concerne la diffusion des idées anticapitalistes, nous avons des bases communes à défendre avec AL ou LO. Or jusqu’à présent, notre parti a plutôt glissé vers la défense d’une « alternative » commune avec le Front de gauche. Notre congrès a dit "non" à cette voie-là, mais il serait temps que nous disions en positif le projet que nous portons. Nous défendons la perspective du communisme autogestionnaire, et nous pensons que cela peut être défendu avec d’autres anticapitalistes, tout en poursuivant les débats stratégiques que nous pouvons avoir par ailleurs avec les uns et les autres.

    Télécharger au format pdf

    Ces articles pourraient vous intéresser :

    Programme

    Un nouveau manifeste réformiste malheureusement approuvé par des dirigeant·es de la IVe Internationale et du NPA

    Deux ans après le texte « Les défis pour la gauche dans la zone euro », un « Manifeste pour un nouvel internationalisme des peuples en Europe » a été rendu public le 20 mars 2019. Ce texte se situe dans le prolongement du précédent, mais son ambition est bien plus grande. Il fait une centaine de pages et se présente comme « un programme qu'un gouvernement de gauche populaire devrait mettre en œuvre lors de la première année de son mandat ».

    Lire la suite...

    Télécharger en pdf Tweeter Facebook

    Gilets jaunes

    Face au mouvement des Gilets Jaunes, le NPA persiste dans l’abstention et l’erreur !

    Après le 24 novembre, la question est de savoir comment le mouvement ouvrier organisé va se positionner pour la prochaine échéance, le 1er décembre. Depuis plus de trois semaines, la Tendance Claire mène, avec d’autres composantes du NPA, une lutte au sein du NPA et de ses instances, dont le Comité Exécutif (CE), pour que le parti participe de plain-pied à la mobilisation des Gilets Jaunes

    Lire la suite...

    Télécharger en pdf Tweeter Facebook