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Intervention policière très violente sur le campus de Grenoble
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Ce lundi matin, lors d'une nouvelle tentative de blocage des étudiants en lutte contre la loi Vidal, la tension est montée d'un cran sur la fac de Grenoble
Ce lundi matin, la tension est montée d'un cran sur la fac de Grenoble. Alors qu'une grosse session de partiels devait avoir lieu à la Galerie des Amphis, les étudiants en lutte contre la loi Vidal ont commencé à la bloquer dès 6 heures du matin. Et à 8 heures, les forces de l'ordre sont arrivées pour procéder au déblocage. Mais ce qui avait été possible jeudi dernier, n'a pas pu l'être ce matin. Les grévistes ont refusé de quitter les lieux. Et des affrontements très vifs ont eu lieu. Les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes. Les militants ont d'ailleurs diffusé de nombreuses vidéos sur les réseaux sociaux de cette intervention.
Ensuite, les sapeurs-pompiers ont dû intervenir pour secourir un jeune homme de 20 ans, qui a été conduit au CHU. Mais on ignore les circonstances dans lesquelles il a été blessé. Par ailleurs un policier a été légèrement blessé après avoir reçu un coup à la tête. Il n'a pas été hospitalisé et ira consulter un médecin.
Et la direction de l'université nous a fait état de nombreux malaises et de crises de paniques chez les étudiants venus passer leurs partiels et s'étant retrouver, malgré eux, dans la bousculade. Les grévistes, eux, nous ont parlé de trois blessés dans leurs rangs.
Les partiels de ce matin ont été annulés. Ils seront reportés dans les jours qui viennent et les étudiants seront prévenus à temps. Le président de l'UGA fera une communication en fin de journée pour annoncer les modalités de la nouvelle organisation.
Des parents inquiets ont appelé l'université et notre journal. Une maman, Aurélie Magnat, nous a raconté: "Ma fille de 18 ans a été "gazée", alors qu'elle se rendait à son partiel. Elle ne fait pas partie des grévistes. Elle m'a appelée en pleurs, elle avait vomi. Son partiel est annulé. Je ne comprends pas pourquoi tout le monde a été "gazé", ce n'est pas normal. Je viens d'ailleurs d'envoyer un mail au ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, pour lui signifier mon mécontentement. Et c'est un euphémisme!"
Alors que les étudiants en lutte devaient se réunir à midi, beaucoup se demandaient si les partiels de cet après-midi allaient avoir lieu.




