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Oui, on peut augmenter les cotisations pour financer la retraite par répartition
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Si le COR prévoit un déficit entre 7,9 et 17,2 milliards d’euros en 2025, il oublie de mentionner les 127 milliards d’euros de réserves de l’ensemble des régimes de retraite actuels. En prenant l’estimation la plus haute, le système pourrait être à l’équilibre pendant encore 7 années après 2025 grâce aux réserves.
De surcroît, le déficit est organisé par l’État lui-même : celui-ci résulte de la baisse des ressources et non de la hausse des dépenses. En effet, l’annonce de la fin de la compensation des politiques néolibérales de baisse des cotisations grève le budget de la Sécurité Sociale et crée son déficit. Par ailleurs, on peut citer l’austérité dans la fonction publique (précarisation, moins de recrutement et gel des salaires) ou l’inégalité salariale femme-homme comme autant de pertes de recettes pour les caisses de retraites.
Mais sur le principe, lier augmentation des cotisations et baisse du pouvoir d’achat est une erreur. En effet, les cotisations ne sont pas des impôts ou des taxes mais un salaire différé ! Donc augmenter les cotisations, c’est augmenter la protection sociale des citoyen·ne·s, c’est améliorer les remboursements et les prestations sociales... Autant de ressources qui limitent les dépenses annexes des ménages.
D’ailleurs, c’est plutôt la réforme du gouvernement qui baissera le pouvoir d’achat des français, car en baissant les pensions, le pouvoir d’achat des retraité·e·s diminue. En outre, on favorise le recours à des assurances privées pour les salarié·e·s qui le peuvent (complémentaires retraites privées), ce qui diminue de fait le revenu disponible et augmente les inégalités entre retraité·e·s. Augmenter les cotisations sociales, est donc favorable au pouvoir d’achat, et permet de répartir plus justement la valeur ajoutée (la richesse crée).
Dernier point, on pourrait imaginer créer des cotisations sur les revenus financiers. En effet, malgré la formidable productivité des salariés français, le partage de la valeur ajoutée est de plus en plus favorable au capital par rapport au travail. Il serait donc logique que les revenus financiers (largement préservés par E. Macron - cf la flat tax et la suppression de l’ISF) soient aussi taxés pour financer notre système social.




