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    Rassemblement le 20 avril, avec les salarié-e-s de TFN en grève

    C'est une grève qui s'est montrée bien trop discrète jusque là mais qui dure. Ouverte depuis le 11 mars, elle porte tout aussi bien des revendications concernant le respect du code du travail, que les conditions d'exercice ou les revalorisations salariales. En effet, la direction de TFN ne rembourse pas le pass navigo à 50 % comme le stipule pourtant la loi. En outre, ils/elles demandent à pouvoir bénéficier de deux tenues de travail (!) ainsi qu'une prime de 15€ pour leur nettoyage de tenue, la suppression de la clause de mobilité (selon laquelle un-e salarié-e peut-être d'un instant à l'autre contraint-e de se déplacer géographiquement pour travailler), la conversion de deux CDD en CDI, l'accès à une formation professionnelle. Du coté salarial, une augmentation de salaire, un 13e mois et surtout l'assurance de pouvoir travailler au moins 16h par semaine.

    Nous nous sommes rendus ce lundi 20 avril au rassemblement qu'ils/elles tenaient, devant le centre des finances publiques à Paris, rue Réaumur, leur apporter notre soutien. Étaient présents la CGT TFN et la CGT Paris, qui organisent la grève, ainsi que Solidaires et deux camarades (TC) du NPA. Le rassemblement a regroupé 25 personnes, plus les soutiens qui sont venus témoigner de leur solidarité. Venus avec bidon et bâton de bois comme instruments de percusion, les salarié-e-s de TFN ont faire entendre leur revendication devant le centre des finances publiques, malheureusement sourd et aveugle car déjà fermé : « Frottez ! Frottez ! Il faut payer » ; « 16h minimum pour tous les salariés ! », etc. Pourquoi les finances publiques ? Parce qu'il s'agit du lieu de travail d'un certain nombre de salarié-e-s de TFN, filiale spécialisée dans le nettoyage du groupe Atalian. TFN-Atalian, grand vainqueur d'un appel d'offre du marché public du nettoyage de nombreux services et administrations de l'État. Le principal critère de sélection des appels d'offre étant celui qui permet le moins de dépense, c'est sur la pressurisation et la précarisation de la main-d'oeuvre que s'appuient l'État et le gouvernement pour faire des économies, en externalisant des services, cela au profit de grandes entreprises capitalistes qui exploitent autant que possible leurs salarié-e-s. Les grévistes ne s'y sont pas trompé-e-s : leur premier slogan scandé était « TFN voleur ! Finances publiques complices ! »

    Parallèlement, la BNF est touchée par le même type de mouvement, où cette fois-ci c'est le concurrent direct de TFN, à savoir ONET qui voit ces salarié-e-s entrer en grève pour des revendications similaires. C'est à la construction de liens, à la mise en action d'autres personnels non encore entrés en mouvement, et à leur convergence qu'il faut maintenant travailler pour construire un mouvement en mesure d'arracher des victoires. C’est le sens de l’intervention que nous avons faite quand les grévistes ont donné la parole aux soutiens présents.

    Plus d'infos sur ce lien : TFN en grève : solidarités CGT - CGT Finances Publiques - Section de Paris

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