[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC Articles traduits en castillan Articles traduits en anglais

Actualités et analyses [RSS]

Lire plus...

Newsletter

Twitter

CONTRE l’expulsion des Sciences Humaines du bâtiment B à CAEN !

Par Arsène ( 6 février 2017)
Tweeter Facebook

Le « bâtiment B », fief des Sciences Humaines à CAEN, est en désamiantage depuis le début de l'année. Le président Pierre Denise lui prépare un futur pour le moins curieux...

Lundi 30 janvier, 200 étudiant-e-s, enseignant-e-s et salarié-e-s se sont invités au cocktail de bonne année organisé par la présidence de l'Université en l'honneur de ses investisseurs, pour protester contre leur projet de réhabilitation du bâtiment Lettres. Voté en juillet dernier par le Conseil d'Administration, sans concertation avec les responsables de l'UFR (Unité de Formation et de Recherche) et les syndicats de l'université, ce projet consiste à :

  • Remplacer la BU (Bibliothèque Universitaire) HSS (Humanités et Sciences Sociales) par une cafétéria : l'absorption donc de la BU au sein de la BU Droit-Lettres, qui ne contient pas assez d'espace ni pour les 40 000 ouvrages, ni pour les étudiant-e-s de l'UFR HSS (40% des effectifs du campus 1) ; la parenthèse (cafétéria actuellement) deviendrait un hall pour la BU Droit-Lettres.

  • Installer le CEMU (Centre d'Enseignement Multimédia Universitaire), de la DEVE (Direction des Études et de la Vie Étudiante) et de la DIL (Direction de l'Immobilier et de la Logistique) en lieu et place des anciennes salles de TD. Les salles de TD seront reconverties en salles d'examen cloisonnables de 250 places. Les filières anciennement abritées au bâtiment Lettres resteront éclatées sur le campus comme c'est le cas actuellement.

  • Numériser les livres, les cours, plus de présentiel. Les TD surchargés c'est le présent, l'avenir c'est pas de TD du tout !!

Viennent s'ajouter à la colère contre ce projet, celle contre les fusions d'UFR amorcées à Caen il y a deux ans, conséquence de la loi LRU de 2007 - Loi relative aux libertés et responsabilités des universités - qui dégage l'État de ses responsabilités financières forçant les Universités à se financer auprès des entreprises (les « partenaires publics-privés » ou PPP), entraînant l'endettement progressif des petites Universités de province comme la nôtre.

Ainsi pour faire des économies sur notre dos, la présidence a :

  • instauré les sélections en master pour pallier au nombre croissant de demandes ;

  • licencié une vingtaine de personnels administratifs depuis l'intégration de l'UFR Histoire au sein de l'UFR HSS en 2015 portant à deux le nombre de secrétaires pour tout l'UFR ;

  • exigé des justificatifs de revenus pour les aspirants doctorants : pas d'argent, pas d'diplôme.


Le message de la présidence est clair, les Sciences Humaines ne sont plus assez rentables pour « l'Université de demain » qui a besoin d'entreprises pour investir.

Nous ne nous laisserons pas faire !
Contre la dégradation de nos conditions d'études et de travail nous exigeons :

  • de la présidence une VRAIE réhabilitation de notre bâtiment B avec la BU dedans et les administrations dehors : un bâtiment fait pour étudier !

  • De l'État, un réinvestissement à hauteur des besoins, de la licence au doctorat, nos études ne sont pas à vendre aux « PPP » !

Pour une université ouverte à tou-te-s, gratuite, critique et auto-gestionnaire !

Télécharger au format pdf

Ces articles pourraient vous intéresser :

France

Des dizaines de milliers de personnes manifestent contre Macron: un point d’appui pour amplifier la mobilisation

La manifestation du 5 mai à Paris est un succès : il y avait plus de monde que le premier mai. La France insoumise annonce 160 000 manifestants, la police 40 000, et les médias capitalistes 38 900. On notera que ces chiens de garde annoncent des chiffres encore plus bas que ceux de la police, et ils s'abritent pour cela derrière l'expertise d'une officine « indépendante » qui prétend compter à l'unité près les manifestant.e.s.

Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

Universités

Le point sur la mobilisation étudiante fac par fac

La mobilisation étudiante se poursuit malgré les vacances, malgré la répression.  Les interventions policières se sont multipliées ces derniers jours, mais des universités, comme Paris VIII ou Paris III sont toujours occupées et actives ! La coordination nationale étudiante des 21-22 avril a appelé à maintenir/reprendre les occupations et les blocages à la rentrée lundi 30 avril.  La rentrée lycéenne est aussi très attendue... en espérant que les lycéens et d'autres secteurs rejoignent les étudiants et les cheminots dans la grève.

Beaucoup d'universités sont fermées administrativement, souvent suite à des interventions policières. Les présidents d'universités ferment les universités, embauchent des armées de vigiles...et comptent rouvrir leur université pour imposer la tenue des examens.

Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

SNCF

L’AG inter-gares de Paris : un pas en avant dans le débordement du cadre de l’intersyndicale, un pas en avant dans la construction d’une grève victorieuse…

À Paris-Saint-Lazare (PSL), la journée des cheminot·e·s les plus mobilisé·e·s commence très tôt ce lundi 23 avril, comme tous les jours de grève du calendrier de « la perlée ». Dès 6h du matin, les grévistes se retrouvent pour tenir le piquet de grève avec l’objectif d’entraîner dans le mouvement celles et ceux qui ne l’ont pas encore rejoint. Contrairement à la grève de 2014 et à celle de 2016, ils/elles ne rencontrent aucun·e collègue pour défendre la réforme du gouvernement. Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook